Imaginary interview

Imaginary interview with Che Guevara

by Charactorium · Che Guevara (1928 — 1967) · Politics · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.

Deux élèves de 5e, en classe découverte, ont préparé leurs questions toute la semaine. Devant eux, un homme en treillis vert, le béret posé sur le genou, les regarde avec un sourire fatigué. « Asseyez-vous, mes petits. Posez-moi tout ce que vous voulez. »

C'était comment, votre grand voyage à moto quand vous étiez jeune ?

Ah, ça ! J'avais 23 ans. Avec mon ami Alberto Granado, on est partis sur une vieille moto qu'on appelait La Poderosa — « la Puissante ». Drôle de nom, car elle tombait en panne tout le temps ! On a roulé huit mois à travers l'Amérique du Sud, en 1952. Imagine deux garçons couverts de poussière, dormant dans des granges, partageant le pain des plus pauvres. C'est là que j'ai vu des mineurs cracher leurs poumons, des familles indiennes chassées de leurs terres. Tu sais, on part en voyage pour s'amuser. Moi, je suis revenu changé. Mes yeux s'étaient ouverts.

On part en voyage pour s'amuser ; moi, je suis revenu changé.

Qu'est-ce qui vous a rendu le plus triste pendant ce voyage ?

Une nuit, dans le froid des montagnes du Chili, j'ai rencontré un vieux couple. Ils n'avaient pas de couverture, pas de travail, juste leurs mains usées. On a partagé notre maté — c'est une boisson chaude de mon Argentine natale, qu'on boit dans une petite calebasse. Eux n'avaient même pas ça. Je me suis demandé : pourquoi quelques-uns possèdent d'immenses terres, et d'autres rien du tout ? À mon époque, on appelait ces grands domaines des latifundios. Ce soir-là, mon enfant, je n'ai pas pu dormir. La misère, quand tu la touches du doigt, elle ne te quitte plus jamais.

La misère, quand tu la touches du doigt, elle ne te quitte plus.

Comment ça se passait, vos journées quand vous viviez dans la forêt ?

Dur, mais simple. Je me levais à l'aube, dans la Sierra Maestra, ces montagnes de l'est de Cuba. Un peu de maté, puis je me penchais sur les cartes avec mes officiers. L'après-midi, on marchait des heures dans la jungle, on entraînait les jeunes recrues. Comme j'avais étudié la médecine, je soignais aussi les paysans des villages. Le soir, au coin du feu, j'écrivais mon journal. On mangeait du riz, des haricots noirs, et de la viande seulement quand on chassait. Tu vois, je ne dormais pas dans un lit, mais dans un hamac, parfois à même le sol. C'était notre vie de guérilleros.

Comment quelques hommes pouvaient battre toute une armée ?

Bonne question ! On était peu nombreux, mal armés — j'avais un vieux fusil, un M1 Garand. Mais on était rapides et on connaissait la montagne. J'appelais ça le foco, le « foyer ». Imagine une petite braise : si tu la nourris bien, elle peut allumer un grand feu. Un petit groupe décidé peut réveiller tout un peuple. On avait aussi une arme secrète : Radio Rebelde, notre poste de radio dans la Sierra Maestra. On parlait aux paysans, on leur disait la vérité pendant que la dictature mentait. Une armée régulière est lourde, mon enfant. Nous, on filait comme l'eau entre les doigts.

Un petit groupe décidé peut réveiller tout un peuple.

Vous aviez peur, la nuit, avec votre maladie qui vous étouffait ?

Tu as bien lu mon histoire. Oui, depuis tout petit, j'avais de l'asthme. C'est quand ta poitrine se serre et que tu n'arrives plus à respirer, comme si quelqu'un s'asseyait sur toi. Certaines nuits, en pleine jungle, les crises me clouaient au sol. Je gardais toujours mon inhalateur près de moi — un petit appareil pour ouvrir les poumons. Mes compagnons m'entendaient suffoquer dans le noir. Mais tu sais quoi ? Je ne me suis jamais arrêté. Le matin, je repartais marcher. J'avais compris une chose : un corps faible n'empêche pas une volonté forte. C'est la tête qui commande, pas les poumons.

Un corps faible n'empêche pas une volonté forte.
"L'Enterrement de Che Guevara" ou "Transfiguration" - 1013 GAÏTIS
"L'Enterrement de Che Guevara" ou "Transfiguration" - 1013 GAÏTISWikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 — Yannis Gaïtis

C'est vrai que vous lisiez des livres même pendant la guerre ?

Toujours ! Dans mon sac à dos, à côté des cartouches, il y avait des livres. De la philosophie, de l'économie, des poèmes. Pendant les pauses, je lisais sous les arbres. Et le soir, je faisais quelque chose qui me tenait à cœur : j'apprenais à lire et à écrire aux paysans et aux combattants qui ne savaient pas. Imagine un homme de 40 ans qui trace son nom pour la première fois — ses yeux brillaient ! Plus tard, à Cuba, en 1961, une grande campagne a appris à lire à presque tout le pays. L'analphabétisme a chuté de façon spectaculaire. Pour moi, un fusil libère un pays, mais un livre libère un esprit.

Un fusil libère un pays, mais un livre libère un esprit.

C'est vrai que vous signiez l'argent juste avec « Che » ?

Ha ! C'est vrai. Après la victoire, en 1959, on m'a nommé président de la Banque nationale de Cuba. Moi, un guérillero, à la tête des coffres ! Sur les billets, au lieu d'écrire mon nom complet bien sérieux, j'ai signé simplement Che. Les messieurs en costume des grandes banques ont été choqués. Mais c'était voulu : je montrais qu'un monde nouveau commençait, sans manières prétentieuses. Tu sais, « Che », c'est un petit mot d'Argentine qu'on lance pour appeler un ami. Mettre ça sur l'argent du pays, c'était dire : cette richesse appartient au peuple, pas aux puissants. Un simple mot peut être un message.

"L'enterrement de Che Guevara" ou "Transfiguration - Huile sur toile - N°1013 - Yannis GAÏTIS
"L'enterrement de Che Guevara" ou "Transfiguration - Huile sur toile - N°1013 - Yannis GAÏTISWikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 — Yannis GAÏTIS

Pourquoi vous travailliez gratuitement à couper la canne à sucre, alors que vous étiez ministre ?

Parce que je croyais à ce que j'appelais l'homme nouveau. Laisse-moi t'expliquer simplement. Beaucoup de gens travaillent seulement pour gagner de l'argent. Moi, je rêvais d'hommes qui travaillent par amour des autres, par fierté de construire ensemble. Alors, le dimanche, ministre ou pas, j'allais couper la canne à sucre dans les champs, sous le soleil, avec les ouvriers. On appelait ça le travail volontaire. Mes mains saignaient comme celles des paysans. Comment demander un effort si tu ne le fais pas toi-même ? J'ai écrit tout cela dans un livre, Le Socialisme et l'Homme à Cuba. Donner sans rien attendre, voilà mon idée la plus précieuse.

Donner sans rien attendre, voilà mon idée la plus précieuse.

Pourquoi vous êtes parti de Cuba alors que tout allait bien pour vous ?

C'est la question la plus difficile, mon enfant. À Cuba, j'avais des honneurs, des fonctions, des amis. Je pouvais y vivre tranquille. Mais d'autres peuples souffraient encore, en Afrique, en Amérique latine. Comment rester au chaud quand des frères luttent dans le froid ? En 1965, j'ai écrit une lettre d'adieu à mon ami Fidel Castro. Je lui disais que d'autres terres réclamaient mes modestes efforts, et que l'heure de partir était venue. J'ai quitté ma famille, mes enfants, en secret. Ce n'était pas facile. Mais je ne pouvais pas demander aux autres un courage que je n'aurais pas eu moi-même.

Comment rester au chaud quand des frères luttent dans le froid ?

Comment ça s'est terminé pour vous, en Bolivie ?

Je vais te le dire avec honnêteté, car tu es assez grand pour l'entendre. En 1966, je suis entré clandestinement en Bolivie pour y porter la lutte. Mais cette fois, rien n'a marché. Les paysans, méfiants, ne nous rejoignaient pas. Dans mon dernier journal, j'écrivais que le moral baissait et que nos forces s'épuisaient. On était traqués, affamés, malades. En octobre 1967, l'armée m'a capturé dans un petit village, La Higuera. Là, ma route s'est arrêtée. Tu sais, on ne gagne pas toujours. Mais perdre en restant fidèle à ce qu'on croit, ce n'est pas vraiment perdre. C'est ce que j'aimerais que tu retiennes.

Perdre en restant fidèle à ce qu'on croit, ce n'est pas vraiment perdre.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Che Guevara's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.