Imaginary interview

Imaginary interview with Corazón Aquino

by Charactorium · Corazón Aquino (1933 — 2009) · Politics · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.

Deux élèves de 12 ans, en classe découverte, ont préparé toute une liste de questions. Ce matin-là, une dame en robe jaune les attend, un chapelet entre les doigts. Elle leur sourit et les invite à s'asseoir tout près d'elle.

Avant d'être présidente, vous faisiez quoi dans la vie ?

Tu sais, mon enfant, j'étais une femme au foyer. Je m'occupais de mes enfants, de la maison, des prières du matin. Rien qui ressemble à la politique. Mon mari, Benigno, lui, était le militant. Moi, je restais dans l'ombre, et ça me convenait. Imagine une maman discrète qui prépare le riz et écoute les nouvelles à la radio. C'était moi. Puis tout a basculé. On a tué Benigno à l'aéroport de Manille, en 1983, à la seconde où il descendait de l'avion. Ce jour-là, ma vie tranquille s'est arrêtée net. Je ne savais pas encore que le destin venait de frapper à ma porte.

J'étais une femme au foyer, et le destin a frappé à ma porte.

Les gens disaient que vous n'aviez aucune expérience. Ça vous blessait ?

Au début, oui, un peu. On me répétait que je ne connaissais rien à la politique. Alors un jour, j'ai répondu quelque chose de simple. J'ai dit : « On m'accuse de n'avoir aucune expérience. C'est vrai. Je n'ai jamais été impliquée dans la corruption. » Tu vois l'idée ? Mon adversaire, lui, avait l'expérience du mensonge et de l'argent volé. Pas moi. Ma faiblesse est devenue ma force. Les gens ont compris qu'une femme honnête valait mieux qu'un menteur habile. J'ai raconté plus tard à un journal que j'étais une simple femme propulsée par les circonstances. Je n'avais pas choisi ce rôle. Mais je l'ai assumé jusqu'au bout.

Ma seule expérience, c'était de n'avoir jamais menti.

Pourquoi vous portiez toujours du jaune ? C'était votre couleur préférée ?

Ah, le jaune ! Ce n'était pas un caprice, tu sais. Quand mon mari était en prison, ses partisans accrochaient des rubans jaunes pour réclamer son retour. C'était notre couleur d'espoir, notre manière de dire : « Reviens vivant. » Alors après sa mort, j'ai gardé le jaune sur moi, tous les jours. Imagine une foule immense, et au milieu, une seule petite femme en robe jaune que tout le monde reconnaît. C'était moi. Mes amis m'appelaient affectueusement Cory. Le jaune, ce n'était pas de la mode. C'était une promesse. Une façon de dire que l'espoir ne mourrait pas avec mon mari.

Le jaune, ce n'était pas une couleur. C'était une promesse.

C'est vrai que des gens se sont mis devant les chars avec des fleurs ?

C'est vrai, et je n'oublierai jamais ça. En février 1986, des millions de gens sont descendus dans une grande avenue de Manille qu'on appelle EDSA. Le dictateur a envoyé ses blindés pour nous écraser. Et là, imagine la scène : des religieuses, des grands-mères, des enfants se sont plantés devant les chars. Pas avec des armes. Avec des fleurs jaunes dans les mains, et des images de la Vierge. Les soldats ont regardé ces fleurs tendues vers eux... et leurs moteurs se sont arrêtés. Ils n'ont pas tiré. On a appelé ça le People Power, le pouvoir du peuple. Un peuple sans armes a fait reculer une armée.

Ils avaient des chars. Nous avions des fleurs. Et les fleurs ont gagné.

Vous aviez peur, pendant ces journées dans la rue ?

Bien sûr que j'avais peur, mon enfant. N'importe qui aurait eu peur. À tout moment, un coup de feu pouvait tout faire basculer dans le sang. Mais regarde : nous avions décidé une chose. Combattre la dictature par la paix et la prière. Pas par la haine. Pas par les fusils. Pendant trois jours, du 22 au 25 février, des prêtres priaient au micro, les gens chantaient, partageaient leur riz avec les soldats. La peur était là, oui. Mais la prière était plus forte. Et au matin du 25, le dictateur s'est enfui à l'autre bout du monde. Notre courage tranquille avait gagné.

Nous avons combattu la dictature par la paix et la prière.
Corazon Aquino at Andrews AFB DF-SC-88-01605
Corazon Aquino at Andrews AFB DF-SC-88-01605Wikimedia Commons, Public domain — Airman Gerald B. Johnson

C'était quoi, la « loi martiale » dont tout le monde parlait ?

Bonne question. La loi martiale, dans notre langue on disait Batas Militar, c'était un piège terrible. Le dictateur l'avait décrétée en 1972. Du jour au lendemain, plus d'élections, plus de Parlement, plus de journaux libres. Les soldats pouvaient arrêter qui ils voulaient, en pleine nuit, sans raison. Imagine ton village où, soudain, parler trop fort peut t'envoyer en prison. Voilà ce que c'était. Des milliers de gens ont croupi en cellule, dont mon propre mari. Alors quand je suis arrivée au pouvoir en 1986, ma première décision a été simple : ouvrir les portes des prisons. Rendre la parole à un peuple qu'on avait bâillonné.

On avait bâillonné tout un peuple. J'ai ouvert les prisons.

Comment on fait pour reconstruire un pays après un dictateur ?

Patiemment, brique par brique, comme une maison qu'on relève après la tempête. Le dictateur avait tout cassé. Alors on a écrit ensemble une nouvelle loi des lois, la Constitution de 1987. Tu sais ce qu'on y a mis ? Qu'aucun président ne pourrait régner plus de six ans. Plus jamais d'homme accroché au pouvoir pour toujours. On a aussi fait revenir le Congrès, ces grandes assemblées où les représentants du peuple discutent et votent les lois. Le dictateur les avait supprimées. Je les ai rétablies. Reconstruire, ce n'est pas spectaculaire. C'est lent, c'est fatigant. Mais chaque institution remise debout, c'était une digue contre la tyrannie.

Un pays se reconstruit comme une maison : brique par brique, sans se presser.
Corazon Aquino 1986
Corazon Aquino 1986Wikimedia Commons, Public domain — Airman Gerald B. Johnson

C'est vrai que vous avez voulu partager des terres qui appartenaient à votre famille ?

Oui, et c'était l'une des décisions les plus déchirantes de ma vie. Je suis née dans une famille riche de Tarlac, les Cojuangco. Nous possédions d'immenses terres agricoles, ce qu'on appelait une hacienda. Pendant ce temps, des paysans cultivaient ces champs sans jamais en posséder un mètre carré. Alors en 1988, j'ai lancé une grande réforme pour partager les terres avec ceux qui les travaillaient. Même celles de ma propre famille. Imagine devoir dire à tes oncles, à tes cousins : « Nous devons partager. » Ça a créé des disputes terribles à table. Mais comment réclamer la justice pour le pays et la refuser chez soi ?

Comment réclamer la justice pour le pays et la refuser dans sa propre famille ?

Ça ressemblait à quoi, le début de votre journée au palais ?

Toujours pareil, et ça me tenait debout. Je commençais par la messe et la prière, comme depuis mon enfance. Mon chapelet ne me quittait jamais, je le gardais au creux de la main même dans les pires moments. Imagine une grande maison officielle, le palais de Malacañang, où le dictateur vivait dans le luxe. Moi, j'ai refusé d'habiter ses salons dorés. Je préférais les petites pièces simples, et je gardais ma vraie maison de famille. Le soir, je priais avec mes proches, je mangeais du riz et de l'adobo, un plat de chez nous. Pas de fêtes tapageuses. Ma foi, c'était mon armure et ma boussole.

Mon chapelet ne me quittait jamais, même dans les pires moments.

À la fin, qu'est-ce que vous aimeriez qu'on retienne de vous ?

Qu'on peut être ordinaire et faire de grandes choses. Tu sais, j'ai subi sept tentatives pour me renverser de force. Sept ! À chaque fois, j'aurais pu décréter la loi martiale, comme le dictateur. Faire taire tout le monde. Je ne l'ai jamais fait. Et quand mon temps fut écoulé, en 1992, je suis partie. J'ai laissé ma place à un autre, calmement, parce que la Constitution le disait. Personne ne m'a chassée. Retiens ceci, mon enfant : le vrai courage, parfois, c'est de lâcher le pouvoir au lieu de s'y accrocher. Un peuple uni, même les mains vides, est plus fort que tous les chars du monde.

Le vrai courage, parfois, c'est de lâcher le pouvoir au lieu de s'y accrocher.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Corazón Aquino's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.