Imaginary interview

Kids interview Jawaharlal Nehru

by Charactorium · Jawaharlal Nehru (1889 — 1964) · Politics · Society · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.
Portrait of Jawaharlal Nehru
Wikimedia Commons, Public domain — Not known, Diefenbaker Centre credits British Government

Deux élèves de 12 ans en classe découverte poussent la porte de Teen Murti Bhavan, la grande maison entourée de rosiers. Un vieil homme en manteau blanc, une rose rouge à la boutonnière, les invite à s'asseoir. Il a l'air heureux qu'on vienne le voir.

C'était comment, votre vie quand les Anglais vous mettaient tout le temps en prison ?

Tu sais, mon enfant, j'ai été enfermé neuf fois, environ neuf années au total derrière les barreaux. Imagine une cellule sans lumière chaude, sans livres, juste des murs et des cahiers de fortune. Beaucoup se seraient effondrés. Moi, j'ai décidé d'y travailler. Au fort d'Ahmadnagar, entre 1942 et 1945, j'ai écrit de mémoire un gros livre sur cinq mille ans d'histoire de mon pays. Sans bibliothèque, sans notes. Chaque matin, je remplissais mes pages. La prison voulait me faire taire ; elle m'a rendu écrivain. Ce sont les Anglais, sans le savoir, qui m'ont offert le temps de penser.

La prison voulait me faire taire ; elle m'a rendu écrivain.

Vous écriviez à votre fille depuis la prison ? Ça parlait de quoi, ces lettres ?

Oui ! Ma fille Indira était une adolescente, et moi j'étais loin, enfermé à la prison de Naini. Alors je lui ai écrit des lettres — presque deux cents ! Mais pas des lettres ordinaires. Je lui racontais l'histoire du monde entier, comme on raconte une grande aventure : les pharaons, les empires, les révolutions. Imagine un père qui, ne pouvant serrer sa fille dans ses bras, lui envoie l'univers entier par courrier. Ce recueil s'appelle Glimpses of World History. Des enfants du monde entier l'ont lu ensuite. Écrire, c'était ma façon d'être présent malgré les murs.

Ne pouvant serrer ma fille dans mes bras, je lui envoyais l'univers par courrier.

Vous aviez quel âge quand l'Inde est devenue libre ? Vous étiez content ?

J'avais cinquante-sept ans, et cette nuit-là, je n'ai pas dormi. C'était la nuit du 14 au 15 août 1947. À minuit précis, au Parlement, j'ai parlé à mon peuple. J'ai dit qu'il y a longtemps nous avions pris un rendez-vous avec le destin, et qu'à cette heure, l'Inde s'éveillait à la vie et à la liberté. Des millions de gens écoutaient sur la radio, All India Radio, le cœur battant. Content ? Oui, immensément. Mais aussi grave. Car cette liberté-là était encore fragile, et il fallait la mériter chaque jour.

À l'heure où le monde dort, l'Inde s'éveillait à la vie.

Mais si tout le monde était heureux, pourquoi vous dites que c'était triste aussi ?

Ah, tu as bien écouté, mon enfant. La liberté est arrivée avec une blessure. Le même jour, notre grand pays a été coupé en deux : l'Inde d'un côté, le Pakistan de l'autre. On appelle cela la Partition. Imagine des millions de familles obligées de tout quitter en une nuit, marchant sur les routes, terrifiées. Il y eut d'affreuses violences entre voisins d'hier. Alors oui, je fêtais la liberté, mais des larmes coulaient dans mon cœur. On ne bâtit pas une nation sans porter aussi ses douleurs. Un dirigeant doit sourire au peuple tout en pleurant en secret.

La liberté est arrivée le même jour qu'une grande blessure.

C'est quoi, refuser de choisir entre les deux camps ? Vous aviez peur de vous fâcher ?

Bonne question ! À mon époque, le monde était coupé en deux camps qui se méfiaient l'un de l'autre. On appelait ça la Guerre froide. On me disait : « Choisis, l'Amérique ou l'autre grande puissance ! » Et moi je répondais : non. Mon pays venait juste de se libérer d'un maître ; je n'allais pas en prendre un nouveau. En 1955, à Bandung, j'ai réuni vingt-neuf nations d'Asie et d'Afrique. Ensemble, nous avons dit : nous voulons être amis avec tous, esclaves de personne. C'est ça, le non-alignement. Rester droit, entre deux géants, sans baisser la tête.

Amis avec tous, esclaves de personne.
Jawaharlal Nehru statue, Manali
Jawaharlal Nehru statue, ManaliWikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 — Rohan Pinto

Et avec la Chine, ça s'est bien passé au début ?

Au début, oui, j'y ai cru de tout mon cœur. En 1954, nous avons signé avec la Chine cinq belles promesses qu'on appelait le Panchsheel, un mot qui veut dire « cinq principes ». C'était simple : respectons-nous, ne nous attaquons pas, vivons en paix. Imagine deux voisins qui se serrent la main et jurent de ne jamais franchir la clôture. Mais tu sais, les promesses entre États sont fragiles. En 1962, la Chine a attaqué nos montagnes. J'ai été blessé, non pas au corps, mais dans ma confiance. J'avais peut-être été trop rêveur. La paix se souhaite, mais elle ne se décrète pas seul.

La paix se souhaite, mais on ne la décrète pas tout seul.

C'est vrai que vous n'étiez pas d'accord avec Gandhi ? Vous vous disputiez ?

Nous n'étions pas ennemis, oh non — je l'aimais profondément. Mais nous rêvions de deux Indes différentes. Gandhi rêvait d'une Inde de villages, de mains qui filent le coton au rouet, ce petit métier à tisser. Moi, je voulais des usines, des savants, des ingénieurs. Je disais que les barrages et les grandes écoles étaient les « temples de l'Inde moderne ». Imagine deux amis qui marchent vers le même sommet par deux chemins opposés. Nous discutions, parfois âprement, mais toujours avec respect. On peut aimer quelqu'un et n'être pas d'accord avec lui. C'est même ça, l'amitié vraie.

On peut aimer quelqu'un et ne pas être d'accord avec lui.

Pourquoi vous avez fait construire des grandes écoles d'ingénieurs ?

Parce qu'un pays neuf a besoin de cerveaux, mon enfant ! L'Inde sortait de siècles de domination. Il fallait la relever, la nourrir, la bâtir. Alors, dans les années 1950, j'ai fondé les IIT, les Instituts indiens de technologie — de grandes écoles où l'on forme les ingénieurs et les savants. Imagine planter aujourd'hui des arbres à l'ombre desquels tu ne t'assiéras jamais, mais où tes petits-enfants joueront. J'ai aussi lancé de grands plans pour construire usines et barrages. Je ne verrais pas tous les fruits. Mais un bâtisseur ne travaille pas pour lui : il travaille pour ceux qui viennent après.

Un bâtisseur plante des arbres dont d'autres auront l'ombre.
Pandit jawaharlal nehru statue at RK Beach Visakhapatnam 04
Pandit jawaharlal nehru statue at RK Beach Visakhapatnam 04Wikimedia Commons, CC0 — Kasyap

Pourquoi vous aviez toujours une petite fleur rouge sur votre manteau ?

Ah, tu l'as remarquée ! Chaque matin, je glissais une rose rouge fraîche dans la boutonnière de mon sherwani blanc — ce long manteau boutonné jusqu'au col que je portais tous les jours. Cette habitude, je la tenais de mon père, Motilal. Quand je piquais la rose sur mon vêtement, c'était un peu comme s'il était encore près de moi. Les gens du monde entier, de New York à Moscou, avaient fini par reconnaître ce petit point rouge. Tu vois, une simple fleur peut devenir un souvenir vivant. On garde ceux qu'on aime dans les gestes qu'ils nous ont transmis.

Une simple fleur peut devenir un souvenir vivant.

Vous mangiez quoi le matin, et vous faisiez quoi en vous levant ?

Je me levais tôt, vers six heures, quand les jardins de Teen Murti Bhavan étaient encore frais. Je marchais un peu, je respirais, puis je lisais plusieurs journaux, en anglais et en hindi, pour savoir ce qui se passait dans le monde. Mon repas était simple : du riz, du dal — c'est une purée de lentilles —, des légumes, un peu de yaourt. Et l'après-midi, j'aimais le thé, une habitude prise en Angleterre quand j'étais étudiant. Le soir, avant la nuit, je m'occupais de mes rosiers. Un homme qui gouverne un pays a bien le droit, aussi, de jardiner en paix.

Un homme qui gouverne un pays a bien le droit de jardiner en paix.

Si on vous écoutait aujourd'hui, qu'est-ce que vous voudriez qu'on retienne de vous ?

Retenez ceci, mes jeunes amis : on ne bâtit rien de grand sans patience. J'ai passé neuf ans en prison, j'ai vu mon pays déchiré, j'ai connu des trahisons. Mais je n'ai jamais cessé de croire qu'un peuple pouvait se relever par le savoir et la paix. Vous êtes jeunes ; le monde qui vient est entre vos mains. Cultivez votre esprit comme je cultivais mes roses : chaque jour, un peu, avec soin. Et n'ayez jamais peur de penser par vous-mêmes, même seuls contre tous. C'est là qu'est la vraie liberté — celle qu'aucune prison ne peut enfermer.

Cultivez votre esprit comme on cultive un jardin : chaque jour, avec soin.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Jawaharlal Nehru's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.