La carte de Antonio Machado
Torrijas
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Le doux des jours de Carême et de convalescence : pain perdu sucré servi pour reprendre des forces

Torrijas

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Le doux des jours de Carême et de convalescence : pain perdu sucré servi pour reprendre des forces

Torrijas

Pourquoi ce plat ? Les torrijas, pain rassis trempé dans le lait et frit, étaient en Castille le réconfort sucré du Carême et le mets que l'on offrait aux malades et aux accouchées pour reprendre des forces. Dans une vie marquée par le deuil de Leonor et la privation de l'exil, ce sont les douceurs simples des maisons modestes de Machado.

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Le doux des jours de Carême et de convalescence : pain perdu sucré servi pour reprendre des forces

Des tranches de pain rassis trempées dans le lait parfumé à la cannelle, dorées à la poêle puis sucrées au miel. Le réconfort des maisons castillanes : ni gâteau ni luxe, juste du pain et du lait rendus tendres et dorés.

Rien ne se perd, te dis-je, pas même la peine : le pain dur, on le rend tendre. Je le trempais dans le lait tiède où infusait la cannelle, je le passais dans l'œuf, je le dorais dans l'huile chantante, et un filet de miel par-dessus. On en portait aux malades, aux femmes relevant de couches, à ceux que la vie avait fatigués — un peu de douceur, simplement, pour tenir encore un jour.
Antonio Machado
Ingrédients
  • Pain rassis en tranchesplusieurs (socle)
  • Laitde quoi tremper (attendrissement)
  • Cannelle et zeste de citronà infuser (parfum)
  • Œufsdeux ou trois (enrobage)
  • Huile d'olivepour frire (friture)
  • Miel ou sucregénéreux (douceur)
Comment on faisait : Mentionnées dès le XVe siècle, les torrijas étaient surtout un mets de Carême et un réconfort offert aux femmes en couches. Le pain de la veille s'y rachète en douceur ; selon les maisons, on les arrosait de miel, de vin doux ou de sirop.
Sources : Juan de la Mata, Arte de Repostería, 1747 · Emilia Pardo Bazán, La cocina española antigua, 1913

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