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Torrijas
Pourquoi ce plat ? Les torrijas, pain rassis trempé dans le lait et frit, étaient en Castille le réconfort sucré du Carême et le mets que l'on offrait aux malades et aux accouchées pour reprendre des forces. Dans une vie marquée par le deuil de Leonor et la privation de l'exil, ce sont les douceurs simples des maisons modestes de Machado.
Des tranches de pain rassis trempées dans le lait parfumé à la cannelle, dorées à la poêle puis sucrées au miel. Le réconfort des maisons castillanes : ni gâteau ni luxe, juste du pain et du lait rendus tendres et dorés.
Rien ne se perd, te dis-je, pas même la peine : le pain dur, on le rend tendre. Je le trempais dans le lait tiède où infusait la cannelle, je le passais dans l'œuf, je le dorais dans l'huile chantante, et un filet de miel par-dessus. On en portait aux malades, aux femmes relevant de couches, à ceux que la vie avait fatigués — un peu de douceur, simplement, pour tenir encore un jour.
- •Pain rassis en tranches — plusieurs (socle)
- •Lait — de quoi tremper (attendrissement)
- •Cannelle et zeste de citron — à infuser (parfum)
- •Œufs — deux ou trois (enrobage)
- •Huile d'olive — pour frire (friture)
- •Miel ou sucre — généreux (douceur)
Torrijas
Des tranches de pain rassis trempées dans le lait parfumé à la cannelle, dorées à la poêle puis sucrées au miel. Le réconfort des maisons castillanes : ni gâteau ni luxe, juste du pain et du lait rendus tendres et dorés.
Pourquoi ce plat ? Les torrijas, pain rassis trempé dans le lait et frit, étaient en Castille le réconfort sucré du Carême et le mets que l'on offrait aux malades et aux accouchées pour reprendre des forces. Dans une vie marquée par le deuil de Leonor et la privation de l'exil, ce sont les douceurs simples des maisons modestes de Machado.
Rien ne se perd, te dis-je, pas même la peine : le pain dur, on le rend tendre. Je le trempais dans le lait tiède où infusait la cannelle, je le passais dans l'œuf, je le dorais dans l'huile chantante, et un filet de miel par-dessus. On en portait aux malades, aux femmes relevant de couches, à ceux que la vie avait fatigués — un peu de douceur, simplement, pour tenir encore un jour.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain rassis en tranches — plusieurs (socle)
- Lait — de quoi tremper (attendrissement)
- Cannelle et zeste de citron — à infuser (parfum)
- Œufs — deux ou trois (enrobage)
- Huile d'olive — pour frire (friture)
- Miel ou sucre — généreux (douceur)
Ingrédients
- Pain rassis (type baguette ou brioché) — 8 tranches épaisses (socle)
- Lait — 500 ml (attendrissement)
- Bâton de cannelle + zeste de citron — 1 + 1 (infusion)
- Sucre — 3 c. à soupe (dans le lait) (douceur)
- Œufs — 3 (enrobage)
- Huile d'olive douce — pour frire (friture)
- Miel + cannelle en poudre — pour napper (finition)
Préparation
- Chauffer le lait avec la cannelle, le zeste de citron et le sucre, sans bouillir ; laisser infuser puis tiédir.
- Tremper les tranches de pain dans le lait parfumé jusqu'à ce qu'elles soient imbibées mais non défaites.
- Les passer dans l'œuf battu, puis les dorer des deux côtés dans l'huile bien chaude.
- Égoutter sur un linge, puis napper de miel tiède et saupoudrer de cannelle.
- Servir tièdes ou froides.
Comment on faisait : Mentionnées dès le XVe siècle, les torrijas étaient surtout un mets de Carême et un réconfort offert aux femmes en couches. Le pain de la veille s'y rachète en douceur ; selon les maisons, on les arrosait de miel, de vin doux ou de sirop.
Le twist contemporain : Dressées en pile, nappées d'un sirop d'orange et d'une pincée de zeste, façon dessert de bistrot.
Sources : Juan de la Mata, Arte de Repostería, 1747 · Emilia Pardo Bazán, La cocina española antigua, 1913
Antonio Machado · Charactorium





