Mersu — confiserie de dattes, figues et pistaches
Une pâte dense de dattes écrasées, mêlée de figues et de pistaches concassées, parfumée au cumin et liée de sirop de dattes. On la façonne en petites boules ou en gâteau compact, sucré et fondant.
Une pâte dense de dattes écrasées, mêlée de figues et de pistaches concassées, parfumée au cumin et liée de sirop de dattes. On la façonne en petites boules ou en gâteau compact, sucré et fondant.
Écoute, toi qui liras ces lignes longtemps après moi. Le mersu est la douceur que l'on offre aux grands dieux avant de la goûter soi-même. On dénoyaute les dattes des palmeraies, on les écrase avec la figue mûre, on y mêle la pistache verte et un soupçon de cumin. J'en fais déposer devant Ishtar, dame de Ninive, pour qu'elle garde mon règne ; ce qui reste, ma main royale le partage au banquet. Que le sucré des palmiers rappelle aux dieux ma piété et aux hommes ma puissance.
- •Dattes dénoyautées — une pleine coupe (base sucrée)
- •Figues sèches — une poignée (moelleux et goût)
- •Pistaches — une poignée (croquant)
- •Sirop de dattes (dišpu) — un filet (liant et brillance)
- •Cumin — une pincée (parfum)
Mersu — confiserie de dattes, figues et pistaches
Une pâte dense de dattes écrasées, mêlée de figues et de pistaches concassées, parfumée au cumin et liée de sirop de dattes. On la façonne en petites boules ou en gâteau compact, sucré et fondant.
Pourquoi ce plat ? Le mersu, attesté dans les textes administratifs et religieux mésopotamiens, était à la fois la friandise des banquets et une offrande déposée devant les dieux. Inspiré des dévotions du palais : Assurbanipal, qui restaura temples et rituels, faisait porter de telles douceurs sur les autels d'Assur et d'Ishtar.
Écoute, toi qui liras ces lignes longtemps après moi. Le mersu est la douceur que l'on offre aux grands dieux avant de la goûter soi-même. On dénoyaute les dattes des palmeraies, on les écrase avec la figue mûre, on y mêle la pistache verte et un soupçon de cumin. J'en fais déposer devant Ishtar, dame de Ninive, pour qu'elle garde mon règne ; ce qui reste, ma main royale le partage au banquet. Que le sucré des palmiers rappelle aux dieux ma piété et aux hommes ma puissance.
Ingrédients (version d’époque)
- Dattes dénoyautées — une pleine coupe (base sucrée)
- Figues sèches — une poignée (moelleux et goût)
- Pistaches — une poignée (croquant)
- Sirop de dattes (dišpu) — un filet (liant et brillance)
- Cumin — une pincée (parfum)
Ingrédients
- Dattes Medjool dénoyautées — 250 g (base sucrée)
- Figues sèches — 100 g (moelleux et goût)
- Pistaches non salées — 80 g, concassées (croquant)
- Sirop de dattes — 2 c. à soupe (liant et brillance)
- Cumin moulu — 1 pincée (parfum)
- Graines de sésame — 2 c. à soupe pour rouler (enrobage)
Préparation
- Mixer ou piler ensemble les dattes et les figues jusqu'à obtenir une pâte épaisse.
- Incorporer les pistaches concassées, le cumin et le sirop de dattes.
- Malaxer à la main jusqu'à une masse homogène et collante.
- Façonner en petites boules ou tasser en un gâteau plat.
- Rouler les boules dans les graines de sésame.
- Laisser raffermir une heure au frais avant de servir.
Comment on faisait : Le mersu apparaît dans des listes de rations et d'offrandes des palais et temples mésopotamiens, parfois fait de dattes et de pistaches, parfois avec d'autres fruits. Sans sucre raffiné, la Mésopotamie tirait toute sa douceur des dattes et de leur sirop. Déposer des aliments devant les statues divines était un acte quotidien du culte ; les prêtres consommaient ensuite ces offrandes.
Le twist contemporain : Présentez les boules de mersu dans une coupelle de cuivre ou d'argile, saupoudrées de pistache verte vive : des « énergy-balls » royales vieilles de 27 siècles, parfaites avec un thé.
Sources : Jean Bottéro, La plus vieille cuisine du monde, Louis Audibert, 2002
Assurbanipal · Charactorium
