L'offrande sucrée déposée devant la déesse (nindabû)
Mersu — confit de dattes, figues et pistaches
OffrandeDocumentée🍯facile30 min + 1 h de repos
Une pâte sucrée et compacte de dattes écrasées, de figues et de pistaches, parfois liée au beurre clarifié et parfumée de sirop de datte. Une douceur dense qu'on façonne en boules ou en pains à offrir.
L'offrande sucrée déposée devant la déesse (nindabû)
Une pâte sucrée et compacte de dattes écrasées, de figues et de pistaches, parfois liée au beurre clarifié et parfumée de sirop de datte. Une douceur dense qu'on façonne en boules ou en pains à offrir.
Toi qui entres dans le sanctuaire d'Inanna, sache que la déseté veut aussi la douceur. De mes mains, j'écrase les dattes mûres et les figues jusqu'à ce qu'elles ne fassent qu'une pâte noire et brillante, j'y roule les pistaches vertes et je lie le tout d'un peu de beurre fondu. Je façonne de petits pains, je les pose sur le plateau de l'autel — et quand la fumée des offrandes monte, je sais que mes hymnes, eux aussi, sont des gâteaux pour les dieux.
Ingrédients
- •Dattes mûres — une pleine corbeille (base sucrée)
- •Figues sèches — une poignée (douceur et liant)
- •Pistaches — une bonne part (croquant)
- •Beurre clarifié (himētu) — un peu (liant gras)
- •Sirop de datte — un trait (parfum et brillance)
Comment on faisait : Le « mersu » (ou « mirsu ») apparaît dans les textes mésopotamiens comme une préparation sucrée à base de dattes, parfois additionnée de pistaches, de figues ou d'autres fruits, utilisée aussi bien dans les offrandes aux dieux que dans les banquets. La douceur venait exclusivement des fruits, du miel et du sirop de datte — le sucre de canne était inconnu.
Sources : Jean Bottéro, La plus vieille cuisine du monde, 2002 · Textes administratifs et rituels néo-sumériens mentionnant le mirsu