La carte de Gilgamesh
Poisson du Tigre séché au sel et au cumin
retourner
La réserve du voyageur (poisson de fleuve conservé pour la route et la disette)

Poisson du Tigre séché au sel et au cumin

ConservationReconstitution🧂 🍄moyen30 min actives (+ 12 à 24 h de salaison)
La réserve du voyageur (poisson de fleuve conservé pour la route et la disette)

Poisson du Tigre séché au sel et au cumin

Pourquoi ce plat ? Gilgamesh est le grand voyageur : il traverse la steppe, la Forêt des Cèdres, les eaux de la mort pour atteindre Uta-napishti et chercher l'immortalité. Pour un tel périple, on emporte la nourriture qui se garde : le poisson des deux fleuves, séché et salé, base de protéines des Sumériens, qui en consommaient des dizaines d'espèces.

cliquer pour retourner
La réserve du voyageur (poisson de fleuve conservé pour la route et la disette)

Des filets de poisson de rivière frottés de sel, de cumin et de coriandre, séchés puis légèrement grillés. Salé et puissant, il se conserve et se transporte — la ration du roi en quête à travers les terres du bout du monde.

Quand je quittai Uruk pour chercher la vie sans fin, je n'emportai pas de viande fraîche — elle pourrit avant la première montagne. Le poisson, lui, voyage. Prends les prises du Tigre et de l'Euphrate, ouvre-les, frotte leur chair de sel et de cumin, et confie-les au soleil et au vent qui les durcissent. Ainsi nourri, j'ai franchi les douze lieues de ténèbres du mont Mashu. Le sel garde la chair comme la mémoire garde les noms — et c'est tout ce qui nous reste contre la mort.
Gilgamesh
Ingrédients
  • Poisson de rivière (carpe, silure)plusieurs (base)
  • Selgénéreux (conservation)
  • Cumin, coriandre en grainesau goût (parfum, conservation)
Comment on faisait : Les Sumériens étaient de grands consommateurs de poisson : les textes recensent des dizaines d'espèces des fleuves et des marais. Faute de froid, on le conservait par salage et séchage — méthode universelle de l'Antiquité — ce qui en faisait un aliment de réserve et de voyage, échangé et stocké dans les temples.
Sources : Jean Bottéro, La plus vieille cuisine du monde, Audibert, 2002 · Textes lexicaux et administratifs sumériens recensant les espèces de poissons

Voir aussi