Poisson du Nil salé-séché à la coriandre
Des filets de poisson de rivière salés, parfumés à la coriandre et au cumin, puis séchés au soleil sec d'Égypte. Une conserve sapide qu'on grignote telle quelle ou qu'on cuit avec des oignons.
Des filets de poisson de rivière salés, parfumés à la coriandre et au cumin, puis séchés au soleil sec d'Égypte. Une conserve sapide qu'on grignote telle quelle ou qu'on cuit avec des oignons.
Hâpi déborde, et le fleuve regorge de poissons : nous les prenons, nous les ouvrons, nous les couchons dans le sel. Le soleil de mon pays fait le reste, lui qui dessèche tout. Ainsi le poisson se garde de lune en lune, et mes ouvriers qui dressent mes colosses ne manquent jamais de force. Mâche-le avec un oignon et une croûte de pain : c'est la nourriture de ceux qui bâtissent l'éternité en mon nom.
- •Poisson du Nil (tilapia, mulet) — plusieurs, vidés et ouverts (base)
- •Sel — en abondance (conservation)
- •Graines de coriandre et de cumin — écrasées (parfum)
Poisson du Nil salé-séché à la coriandre
Des filets de poisson de rivière salés, parfumés à la coriandre et au cumin, puis séchés au soleil sec d'Égypte. Une conserve sapide qu'on grignote telle quelle ou qu'on cuit avec des oignons.
Pourquoi ce plat ? Le Nil nourrissait l'Égypte de ses poissons. Pour traverser les mois sans pêche et approvisionner les chantiers titanesques d'Amenhotep III (Colosses de Memnon, temple de Soleb), on salait et séchait le poisson en grande quantité — une réserve protéinée pour le peuple comme pour les expéditions.
Hâpi déborde, et le fleuve regorge de poissons : nous les prenons, nous les ouvrons, nous les couchons dans le sel. Le soleil de mon pays fait le reste, lui qui dessèche tout. Ainsi le poisson se garde de lune en lune, et mes ouvriers qui dressent mes colosses ne manquent jamais de force. Mâche-le avec un oignon et une croûte de pain : c'est la nourriture de ceux qui bâtissent l'éternité en mon nom.
Ingrédients (version d’époque)
- Poisson du Nil (tilapia, mulet) — plusieurs, vidés et ouverts (base)
- Sel — en abondance (conservation)
- Graines de coriandre et de cumin — écrasées (parfum)
Ingrédients
- Filets de mulet, tilapia ou maquereau — 4 filets (base)
- Gros sel — 300 g (conservation)
- Graines de coriandre écrasées — 1 c. à soupe (parfum)
- Cumin moulu — 1 c. à café (parfum)
Préparation
- Rince et sèche soigneusement les filets ; mêle le sel aux épices écrasées.
- Enrobe complètement le poisson de ce sel parfumé dans un plat creux.
- Couvre et place au frais 24 à 36 heures, en retournant à mi-temps (le sel tire l'eau).
- Rince rapidement, éponge, puis fais sécher à l'air sec : suspendu près d'une fenêtre ou au déshydrateur à basse température 12 à 24 h.
- Conserve au frais dans un linge ; déguste en fines lamelles, ou dessalé puis poêlé avec des oignons.
Comment on faisait : Le salage-séchage était la grande technique de conservation égyptienne (appliquée aussi, autrement, à la momification). Le poisson du Nil, salé en plein soleil dans un climat très sec, se gardait des mois et constituait une protéine bon marché pour les masses et les chantiers. Certaines espèces sacrées étaient toutefois interdites à la consommation selon les nomes.
Le twist contemporain : Émince-le en copeaux translucides façon « bresaola du Nil » sur une galette d'amidonnier, filet d'huile et grenade.
Amenhotep III · Charactorium