La carte de Haruki Murakami
Boisson — kōhī, rituel du kissaten

Café filtre noir du kissaten

BoissonDocumentéefacile10 min

Un café filtre préparé à la main, lentement, à la manière des kissaten — ces cafés japonais feutrés où le maître des lieux verse l'eau en spirale sur la mouture. Noir, franc, un peu amer, fait pour accompagner le travail et le silence.

Boisson — kōhī, rituel du kissaten

Un café filtre préparé à la main, lentement, à la manière des kissaten — ces cafés japonais feutrés où le maître des lieux verse l'eau en spirale sur la mouture. Noir, franc, un peu amer, fait pour accompagner le travail et le silence.

Quand je tenais le club, j'ai appris qu'un bon café ne se presse pas : on verse l'eau chaude en petits cercles, doucement, et on regarde la mousse gonfler. Aujourd'hui je me lève avant l'aube, j'écris quatre ou cinq heures, et tout commence par cette tasse-là, noire, sans rien dedans. C'est moins une habitude qu'une discipline, comme la course : le corps sait qu'après le café vient le travail. Tu n'as pas besoin d'en faire toute une histoire — il suffit de bien le faire, chaque jour.
Haruki Murakami
Ingrédients
  • Café en grainsselon la tasse (base)
  • Eau frémissanteà volonté (extraction)
Comment on faisait : Le café s'enracine au Japon au XXe siècle à travers les kissaten, salons de café souvent associés au jazz et aux disques, lieux de lecture et de rendez-vous. Le pour-over manuel, devenu signature japonaise, y a été poli au point d'en faire presque un art de la lenteur.
Sources : Haruki Murakami, Autoportrait de l'auteur en coureur de fond (2007) · Biographies de Murakami — gestion du club de jazz « Peter Cat » à Tokyo, années 1970-1981