Galettes de fine fleur de farine à l'huile (inspiré de la minha)
De petites galettes de fleur de farine pétries à l'huile d'olive, sans levain ni miel, parfois saupoudrées d'encens grillé en bordure. Sobres et dorées, elles disent l'offrande et la pureté plus que la gourmandise.
De petites galettes de fleur de farine pétries à l'huile d'olive, sans levain ni miel, parfois saupoudrées d'encens grillé en bordure. Sobres et dorées, elles disent l'offrande et la pureté plus que la gourmandise.
Dès que pâlissait l'aube, je me levais avant tous les miens. Car mes fils festoyaient, et je me disais : peut-être ont-ils, dans leur cœur, oublié Dieu. Alors on pétrissait la fleur de farine la plus pure avec l'huile fraîche du pressoir, sans levain qui fasse gonfler l'orgueil, et on en faisait de petites galettes que la flamme dorait. Ce n'est pas un mets pour le ventre, étranger : c'est le pain d'un homme qui veut marcher droit devant son Dieu.
- •Fleur de farine de blé (la plus fine) — deux mesures (base pure)
- •Huile d'olive du premier pressoir — ce qu'il faut (liant et richesse)
- •Sel — une pincée (assaisonnement rituel)
- •Grains d'encens (oliban) — quelques-uns (parfum d'offrande)
Galettes de fine fleur de farine à l'huile (inspiré de la minha)
De petites galettes de fleur de farine pétries à l'huile d'olive, sans levain ni miel, parfois saupoudrées d'encens grillé en bordure. Sobres et dorées, elles disent l'offrande et la pureté plus que la gourmandise.
Pourquoi ce plat ? Homme pieux, Job se levait dès l'aube pour offrir des sacrifices à la place de ses enfants, de peur qu'ils n'aient péché (Job 1:5) — l'encens figure d'ailleurs parmi ses objets. Ces galettes de fine farine à l'huile, librement inspirées de l'offrande végétale (minha), évoquent ce geste de dévotion sans en reproduire le rite sacré.
Dès que pâlissait l'aube, je me levais avant tous les miens. Car mes fils festoyaient, et je me disais : peut-être ont-ils, dans leur cœur, oublié Dieu. Alors on pétrissait la fleur de farine la plus pure avec l'huile fraîche du pressoir, sans levain qui fasse gonfler l'orgueil, et on en faisait de petites galettes que la flamme dorait. Ce n'est pas un mets pour le ventre, étranger : c'est le pain d'un homme qui veut marcher droit devant son Dieu.
Ingrédients (version d’époque)
- Fleur de farine de blé (la plus fine) — deux mesures (base pure)
- Huile d'olive du premier pressoir — ce qu'il faut (liant et richesse)
- Sel — une pincée (assaisonnement rituel)
- Grains d'encens (oliban) — quelques-uns (parfum d'offrande)
Ingrédients
- Farine de blé fine (T45/T55) — 250 g (base)
- Huile d'olive extra vierge — 60 ml (liant et goût)
- Eau — 90 ml (liaison)
- Sel — 1/2 c. à café (assaisonnement)
- Graines de sésame ou de nigelle (en place de l'encens, comestibles) — 1 c. à soupe (décor parfumé)
Préparation
- Mélangez la farine et le sel, faites un puits et versez l'huile puis l'eau.
- Pétrissez jusqu'à obtenir une pâte lisse et non collante ; laissez reposer 20 min.
- Divisez en petites boules, aplatissez-les en galettes fines, parsemez de sésame ou de nigelle.
- Cuisez 8 à 10 min à 200 °C jusqu'à ce qu'elles soient dorées, ou à la poêle sèche 3 min par face.
- Servez tièdes, arrosées d'un filet d'huile d'olive.
Comment on faisait : L'offrande végétale (minha) se faisait de fine fleur de farine et d'huile, présentée avec de l'encens. Le levain et le miel en étaient écartés (Lévitique 2:11), symboles de fermentation à bannir du feu sacré. On garde ici l'esprit — pureté, sobriété, huile — sans reconstituer le rite religieux lui-même.
Le twist contemporain : Servez ces galettes en mini-pains plats à tremper dans le caillé et l'huile d'olive, avec une pincée de nigelle : une 'planche d'offrande' contemporaine, sobre et élégante.
Sources : Livre de Job, 1:5 · Lévitique, 2:1-11
Job · Charactorium




