Mochi à l'amazura, offrande à la Lune
De petites galettes de riz pilé, moelleuses et rondes, nappées d'un filet de sirop d'amazura. Blanches comme la lune, on les empile en offrande lors de la contemplation nocturne.
De petites galettes de riz pilé, moelleuses et rondes, nappées d'un filet de sirop d'amazura. Blanches comme la lune, on les empile en offrande lors de la contemplation nocturne.
Quand vient la pleine lune du huitième mois, ne fermez pas vos volets : disposez plutôt ces galettes blanches, rondes comme l'astre où l'on m'attend. On pile le riz cuit jusqu'à ce qu'il devienne lisse et tendre, on en roule de petites lunes entre les paumes humides, et on les fait luire d'un fil de ce sirop de vigne, si rare qu'on le réservait aux jours de fête. Posez-les face au ciel. Quand je quitterai la Terre, c'est cette douceur-là que je regretterai — non sa richesse, mais sa pâleur, pareille à mon vrai pays.
- •Riz gluant cuit (mochigome) — deux bols (base pilée du mochi)
- •Amazura (sirop de sève de vigne) — un filet (douceur rare)
- •Farine de riz — une pincée (pour ne pas coller)
Mochi à l'amazura, offrande à la Lune
De petites galettes de riz pilé, moelleuses et rondes, nappées d'un filet de sirop d'amazura. Blanches comme la lune, on les empile en offrande lors de la contemplation nocturne.
Pourquoi ce plat ? Kaguya-hime n'appartient pas à la Terre : elle est fille de la Lune, et c'est vers elle qu'elle remonte la nuit du quinzième jour du huitième mois. Inspirée des coutumes japonaises de contemplation lunaire (tsukimi), cette offrande de galettes de riz blanches et rondes comme la pleine lune lui est dédiée — sans reproduire aucun rite sacré.
Quand vient la pleine lune du huitième mois, ne fermez pas vos volets : disposez plutôt ces galettes blanches, rondes comme l'astre où l'on m'attend. On pile le riz cuit jusqu'à ce qu'il devienne lisse et tendre, on en roule de petites lunes entre les paumes humides, et on les fait luire d'un fil de ce sirop de vigne, si rare qu'on le réservait aux jours de fête. Posez-les face au ciel. Quand je quitterai la Terre, c'est cette douceur-là que je regretterai — non sa richesse, mais sa pâleur, pareille à mon vrai pays.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz gluant cuit (mochigome) — deux bols (base pilée du mochi)
- Amazura (sirop de sève de vigne) — un filet (douceur rare)
- Farine de riz — une pincée (pour ne pas coller)
Ingrédients
- Riz gluant (mochigome) — 300 g (cru) (base du mochi)
- Sirop d'érable doux ou de céréales (mugi-amazake/gomashio nature) à défaut d'amazura — 2 c. à soupe (nappage sucré)
- Fécule de pomme de terre OU katakuriko (pour le façonnage) — 2 c. à soupe (anti-adhérent)
- Eau — selon cuisson (cuisson du riz)
Préparation
- Faites tremper le riz gluant 2 h, puis cuisez-le à la vapeur jusqu'à ce qu'il soit fondant.
- Pilez le riz chaud dans un mortier (ou écrasez vivement) jusqu'à obtenir une pâte lisse et élastique.
- Les mains humides et poudrées de fécule, façonnez de petites boules régulières, rondes comme des pleines lunes.
- Empilez-les en pyramide sur un plateau, comme pour une offrande de tsukimi.
- Au moment de servir, nappez d'un mince filet de sirop.
Comment on faisait : À Heian, le sucre était une denrée importée presque introuvable : la douceur venait de l'amazura, sirop obtenu en faisant bouillir la sève d'une vigne sauvage, ou de fruits séchés. Le mochi, lui, était déjà un aliment ancien et noble, associé au faste et au sacré. (La coutume des dango de tsukimi, elle, ne se fixera qu'à l'époque d'Edo : ceci en est une évocation, non une reproduction.)
Le twist contemporain : Empilez treize petites lunes en pyramide face à la fenêtre, à la manière des offrandes de tsukimi modernes, le soir de la pleine lune d'automne.
Kaguya-hime · Charactorium
