Nisholda aux amandes et eau de rose
Douceur aérienne d'Asie centrale : des blancs d'œufs longuement fouettés avec un sirop de sucre bouillant et parfumés à l'eau de rose, garnis d'amandes effilées. D'une blancheur immaculée, cette confiserie fondante était servie lors des fêtes et des rassemblements pieux.
Douceur aérienne d'Asie centrale : des blancs d'œufs longuement fouettés avec un sirop de sucre bouillant et parfumés à l'eau de rose, garnis d'amandes effilées. D'une blancheur immaculée, cette confiserie fondante était servie lors des fêtes et des rassemblements pieux.
Lorsque vient le Nawruz ou qu'un sultan me demande d'intercéder pour la paix entre les princes, je fais préparer cette douceur blanche comme la lumière du dhikr. Mes serviteurs battent les blancs d'œufs avec un sirop brûlant jusqu'à ce que la masse devienne légère comme l'âme du murîd qui a abandonné son ego. L'eau de rose vient de Hérat, les amandes de nos jardins du Chach. On en distribue aux portes de la khanqah, et chacun — le riche comme le mendiant — en reçoit une part égale, car la douceur de Dieu ne connaît pas de mesure.
- •Blancs d'œufs — quatre ou cinq (Base de la meringue)
- •Sucre — bonne mesure (Sirop)
- •Eau de rose — quelques cuillerées (Parfum)
- •Racine de réglisse (shirinbiya) — un morceau (Agent moussant naturel)
- •Amandes — une poignée (Garniture)
Nisholda aux amandes et eau de rose
Douceur aérienne d'Asie centrale : des blancs d'œufs longuement fouettés avec un sirop de sucre bouillant et parfumés à l'eau de rose, garnis d'amandes effilées. D'une blancheur immaculée, cette confiserie fondante était servie lors des fêtes et des rassemblements pieux.
Pourquoi ce plat ? Khoja Ahrar finançait d'innombrables fondations pieuses (waqf) et distribuait de la nourriture aux pauvres. La nisholda — meringue fouettée à base de blancs d'œufs et de sucre parfumée à l'eau de rose — était traditionnellement préparée pour les fêtes religieuses et les actes de charité. Elle accompagnait les distributions lors du Nawruz et des fêtes soufies dans les mausolées de Samarcande.
Lorsque vient le Nawruz ou qu'un sultan me demande d'intercéder pour la paix entre les princes, je fais préparer cette douceur blanche comme la lumière du dhikr. Mes serviteurs battent les blancs d'œufs avec un sirop brûlant jusqu'à ce que la masse devienne légère comme l'âme du murîd qui a abandonné son ego. L'eau de rose vient de Hérat, les amandes de nos jardins du Chach. On en distribue aux portes de la khanqah, et chacun — le riche comme le mendiant — en reçoit une part égale, car la douceur de Dieu ne connaît pas de mesure.
Ingrédients (version d’époque)
- Blancs d'œufs — quatre ou cinq (Base de la meringue)
- Sucre — bonne mesure (Sirop)
- Eau de rose — quelques cuillerées (Parfum)
- Racine de réglisse (shirinbiya) — un morceau (Agent moussant naturel)
- Amandes — une poignée (Garniture)
Ingrédients
- Blancs d'œufs — 4 (environ 140 g) (Base de la meringue)
- Sucre en poudre — 200 g (Sirop)
- Eau — 80 ml (Sirop)
- Eau de rose — 2 cuillères à soupe (Parfum)
- Jus de citron — 1 cuillère à café (Stabilisant (remplace la réglisse))
- Amandes effilées — 40 g (Garniture)
- Pistaches concassées — 20 g (Décor)
Préparation
- Faire torréfier légèrement les amandes effilées à sec dans une poêle. Réserver.
- Préparer un sirop : dans une casserole, porter le sucre et l'eau à ébullition. Cuire jusqu'au stade du « petit boulé » (environ 118 °C).
- Pendant ce temps, monter les blancs d'œufs en neige ferme avec le jus de citron.
- Verser le sirop bouillant en filet fin sur les blancs tout en continuant de fouetter à grande vitesse pendant 8 à 10 minutes, jusqu'à obtenir une masse blanche, brillante et très ferme.
- Incorporer l'eau de rose en fouettant encore une minute.
- Dresser en dômes ou en quenelles dans des coupelles. Parsemer d'amandes torréfiées et de pistaches concassées. Servir immédiatement ou réfrigérer 1 heure.
Comment on faisait : La nisholda est une confiserie centrasiatique ancienne, traditionnellement stabilisée avec une décoction de racine de réglisse (shirinbiya) plutôt qu'avec un acide. Elle était préparée pour les fêtes du Nawruz (nouvel an persan) et pour les distributions de nourriture (langar) organisées par les maîtres soufis et les fondations waqf. Le sucre, importé ou produit localement à partir de canne dans les zones irriguées, était un produit de luxe dont Khoja Ahrar avait les moyens.
Le twist contemporain : Présenter la nisholda dans de petites coupelles en verre pour faire ressortir sa blancheur, avec des pétales de rose comestibles séchés en décor.
Sources : Glenn Randall Mack et Asele Surina, Food Culture in Russia and Central Asia, Greenwood Press, 2005
Khoja Ahrar · Charactorium




