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Oinomeli, le vin au miel des libations
Pourquoi ce plat ? Persée ne devait sa victoire sur Méduse qu'aux dieux : Athéna lui prêta son bouclier-miroir, Hermès ses sandales ailées et sa harpé. Avant chaque entreprise et au seuil de chaque festin, le héros versait une libation et mêlait son vin de miel pour remercier ses protecteurs olympiens. Cette boisson est son geste de gratitude.
Du vin doux adouci de miel et parfumé d'herbes, tiédi puis coupé d'eau selon la coutume grecque. On en verse d'abord quelques gouttes au sol pour les dieux, avant de boire. Une boisson de gratitude, jamais bue pure.
Avant de porter la coupe à mes lèvres, étranger, j'en répands toujours quelques gouttes sur la terre — car un homme qui oublie les dieux qui l'ont armé n'est qu'un ingrat promis à la chute. Voici comme je fais : je tiédis le vin, j'y fonds le miel de thym jusqu'à ce qu'il chante, puis je le coupe d'eau, car boire pur est affaire de barbares et non de Grecs. À Athéna, qui me tendit son bouclier poli comme un miroir ; à Hermès, qui chaussa mes pieds du vent. Bois maintenant, et que ta route soit gardée.
- •Vin doux — une mesure (base)
- •Miel de thym — selon le goût (douceur)
- •Eau — deux à trois mesures (coupage)
- •Thym ou cannelle (casse) — un soupçon (aromate)
Oinomeli, le vin au miel des libations
Du vin doux adouci de miel et parfumé d'herbes, tiédi puis coupé d'eau selon la coutume grecque. On en verse d'abord quelques gouttes au sol pour les dieux, avant de boire. Une boisson de gratitude, jamais bue pure.
Pourquoi ce plat ? Persée ne devait sa victoire sur Méduse qu'aux dieux : Athéna lui prêta son bouclier-miroir, Hermès ses sandales ailées et sa harpé. Avant chaque entreprise et au seuil de chaque festin, le héros versait une libation et mêlait son vin de miel pour remercier ses protecteurs olympiens. Cette boisson est son geste de gratitude.
Avant de porter la coupe à mes lèvres, étranger, j'en répands toujours quelques gouttes sur la terre — car un homme qui oublie les dieux qui l'ont armé n'est qu'un ingrat promis à la chute. Voici comme je fais : je tiédis le vin, j'y fonds le miel de thym jusqu'à ce qu'il chante, puis je le coupe d'eau, car boire pur est affaire de barbares et non de Grecs. À Athéna, qui me tendit son bouclier poli comme un miroir ; à Hermès, qui chaussa mes pieds du vent. Bois maintenant, et que ta route soit gardée.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin doux — une mesure (base)
- Miel de thym — selon le goût (douceur)
- Eau — deux à trois mesures (coupage)
- Thym ou cannelle (casse) — un soupçon (aromate)
Ingrédients
- Vin rouge doux ou moelleux (ou jus de raisin pour une version sans alcool) — 250 ml (base)
- Miel de thym — 2 c. à soupe (douceur)
- Eau — 250 à 350 ml (coupage)
- Thym frais ou bâton de cannelle — 1 brin ou 1 bâton (aromate)
Préparation
- Chauffe doucement le vin (ou le jus de raisin) sans le faire bouillir.
- Ajoute le miel et remue jusqu'à dissolution complète.
- Glisse le brin de thym ou le bâton de cannelle et laisse infuser hors du feu 5 minutes.
- Coupe d'eau tiède selon ton goût (les Grecs allongeaient largement leur vin).
- Verse d'abord quelques gouttes en offrande symbolique, puis sers tiède dans des coupes.
Comment on faisait : Les Grecs ne buvaient jamais le vin pur, considéré comme un usage barbare : on le coupait d'eau dans un grand vase, le cratère. Le vin miellé (oinomeli) et les libations versées aux dieux avant de boire étaient des gestes quotidiens du symposion.
Le twist contemporain : Pour une version familiale et scolaire, remplace le vin par du jus de raisin chaud au miel et au thym : un « vin des héros » que tout le monde peut partager.
Sources : Andrew Dalby, Siren Feasts (1996) · Athénée de Naucratis, Deipnosophistes (sur le vin coupé et le symposion)
Persée · Charactorium





