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Figues au miel et au sésame pour les dieux
Pourquoi ce plat ? Les figues étaient si chères aux Athéniens qu'on les disait nourriture des sages ; on en déposait, avec le miel et les gâteaux de sésame, sur les autels domestiques. Dans la cité « saine » de la République, Platon range justement figues, miel et myrte parmi les biens d'une vie heureuse et mesurée. Inspiré des offrandes domestiques grecques, sans reproduire un rite sacré.
Des figues fraîches ou séchées nappées de miel du mont Hymette et roulées dans le sésame grillé, parfois liées en petits gâteaux. Pure douceur, parfum de miel et de fleur, croquant du sésame : la friandise des secondes tables et l'offrande la plus simple aux dieux du foyer.
Vois ces figues luisantes de miel : il n'est pas de don plus doux à poser sur l'autel du foyer, ni de mets plus aimé des Athéniens. Dans la cité que je rêve juste et saine, on se contente de figues, de miel et de pois — et l'on vit vieux et heureux, en paix avec les dieux. Roule-les dans le sésame grillé, offres-en la part des Immortels avant d'y goûter toi-même : car la gratitude, vois-tu, est la première des nourritures de l'âme. Goûte ensuite, lentement, et bénis la mesure qui rend ce peu si délicieux.
- •Figues fraîches ou séchées — une douzaine (cœur sucré)
- •Miel (de l'Hymette) — à napper (liant sucré et parfum)
- •Graines de sésame — une poignée (croquant et parfum)
- •Thym ou origan fleuri — une pincée (facultatif) (note aromatique)
Figues au miel et au sésame pour les dieux
Des figues fraîches ou séchées nappées de miel du mont Hymette et roulées dans le sésame grillé, parfois liées en petits gâteaux. Pure douceur, parfum de miel et de fleur, croquant du sésame : la friandise des secondes tables et l'offrande la plus simple aux dieux du foyer.
Pourquoi ce plat ? Les figues étaient si chères aux Athéniens qu'on les disait nourriture des sages ; on en déposait, avec le miel et les gâteaux de sésame, sur les autels domestiques. Dans la cité « saine » de la République, Platon range justement figues, miel et myrte parmi les biens d'une vie heureuse et mesurée. Inspiré des offrandes domestiques grecques, sans reproduire un rite sacré.
Vois ces figues luisantes de miel : il n'est pas de don plus doux à poser sur l'autel du foyer, ni de mets plus aimé des Athéniens. Dans la cité que je rêve juste et saine, on se contente de figues, de miel et de pois — et l'on vit vieux et heureux, en paix avec les dieux. Roule-les dans le sésame grillé, offres-en la part des Immortels avant d'y goûter toi-même : car la gratitude, vois-tu, est la première des nourritures de l'âme. Goûte ensuite, lentement, et bénis la mesure qui rend ce peu si délicieux.
Ingrédients (version d’époque)
- Figues fraîches ou séchées — une douzaine (cœur sucré)
- Miel (de l'Hymette) — à napper (liant sucré et parfum)
- Graines de sésame — une poignée (croquant et parfum)
- Thym ou origan fleuri — une pincée (facultatif) (note aromatique)
Ingrédients
- Figues fraîches mûres (ou séchées réhydratées) — 12 (cœur sucré)
- Miel de fleurs (thym de préférence) — 4 c. à soupe (liant sucré et parfum)
- Graines de sésame — 4 c. à soupe (croquant et parfum)
- Thym frais — quelques feuilles (note aromatique)
Préparation
- Faire griller le sésame à sec dans une poêle jusqu'à ce qu'il dore et embaume.
- Si figues séchées : les réhydrater 10 min dans de l'eau tiède puis égoutter.
- Tiédir le miel pour le rendre fluide, y tremper chaque figue.
- Rouler les figues dans le sésame grillé pour les enrober.
- Disposer en petite pyramide, parsemer de thym et d'un dernier filet de miel ; laisser figer avant de servir.
Comment on faisait : Les tragemata (« secondes tables ») clôturaient le repas grec : figues, noix, gâteaux de sésame et de miel (comme le sêsamê ou l'itrion). Le miel remplaçait le sucre, inconnu des Grecs. Sur les autels domestiques, on déposait fruits, gâteaux et libations en signe de gratitude avant de consommer — geste de partage avec le divin.
Le twist contemporain : Dressées en brochettes « offrande » avec une feuille de laurier glissée entre les figues, et présentées sur un lit de sésame comme un petit autel comestible.
Sources : Platon, La République, livre II · Andrew Dalby, Siren Feasts (1996)
Platon · Charactorium





