Cœur grillé à la broche, façon Fáfnismál
Cœur (d'agneau ou de bœuf) embroché et grillé sur les braises, frotté de sel et de thym, juste saisi pour rester rosé. Évocation du geste le plus célèbre de Sigurd — un mets pauvre en apparence, immense par le sens.
Cœur (d'agneau ou de bœuf) embroché et grillé sur les braises, frotté de sel et de thym, juste saisi pour rester rosé. Évocation du geste le plus célèbre de Sigurd — un mets pauvre en apparence, immense par le sens.
On me dit lâche qui ne mange pas le cœur de la bête qu'il a tuée ? Alors j'embroche le cœur de Fáfnir et le tends aux braises. Du bout du doigt j'éprouve s'il est cuit — et la brûlure me fait porter le pouce aux lèvres. Goûte le sang noir du dragon, et soudain les oiseaux de la lande te parlent comme des frères. Saisis-le vite, garde-le tendre : un cœur trop cuit ne dit plus rien.
- •Cœur de bête (gibier, mouton, bœuf) — un entier (abat symbolique)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Thym ou genièvre — un peu (parfum)
- •Braises de bois — un bon lit (cuisson à la broche)
Cœur grillé à la broche, façon Fáfnismál
Cœur (d'agneau ou de bœuf) embroché et grillé sur les braises, frotté de sel et de thym, juste saisi pour rester rosé. Évocation du geste le plus célèbre de Sigurd — un mets pauvre en apparence, immense par le sens.
Pourquoi ce plat ? C'est LE plat de la légende : après avoir tué le dragon Fáfnir, Sigurd fait rôtir son cœur à la demande de Reginn. En testant la cuisson du doigt, il se brûle, porte son pouce à la bouche — et le sang du dragon lui donne de comprendre le chant des oiseaux. Un cœur grillé à la broche, simple et chargé de sens.
On me dit lâche qui ne mange pas le cœur de la bête qu'il a tuée ? Alors j'embroche le cœur de Fáfnir et le tends aux braises. Du bout du doigt j'éprouve s'il est cuit — et la brûlure me fait porter le pouce aux lèvres. Goûte le sang noir du dragon, et soudain les oiseaux de la lande te parlent comme des frères. Saisis-le vite, garde-le tendre : un cœur trop cuit ne dit plus rien.
Ingrédients (version d’époque)
- Cœur de bête (gibier, mouton, bœuf) — un entier (abat symbolique)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Thym ou genièvre — un peu (parfum)
- Braises de bois — un bon lit (cuisson à la broche)
Ingrédients
- Cœur d'agneau (ou de bœuf, paré) — 2 cœurs d'agneau ou 400 g de cœur de bœuf (abat à griller)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
- Thym frais — 3 branches (parfum)
- Beurre ou huile — un peu (à badigeonner)
- Baies de genièvre écrasées — 1 c. à café (optionnel) (parfum nordique)
Préparation
- Parez le cœur (retirez les gros vaisseaux et le gras), coupez-le en larges lanières ou laissez-le entier si petit.
- Frottez de sel, de thym et d'un peu de genièvre, badigeonnez de beurre fondu.
- Embrochez et grillez sur braises vives (ou poêle/grill très chaud) à feu fort.
- Saisissez vite, 2 à 3 min par face : la chair doit rester rosée et tendre — trop cuite, elle durcit.
- Laissez reposer 2 min, tranchez finement et servez aussitôt.
Comment on faisait : Manger le cœur ou le sang du gibier abattu est une pratique ancienne et largement attestée, chargée de symbolique : on s'approprie la force de la bête. Dans le Fáfnismál (Edda poétique), c'est en goûtant le sang du cœur de Fáfnir que Sigurd acquiert le langage des oiseaux. Les abats, cuits simplement sur les braises, faisaient partie de l'alimentation réelle, sans gâcher aucune part de l'animal.
Le twist contemporain : Servez en "yakitori du dragon-tueur" : lanières de cœur grillées sur petites brochettes, fleur de sel et thym citronné — bouchées nobles d'un abat trop oublié.
Sources : Poetic Edda — Fáfnismál · Völsunga saga
Sigurd · Charactorium


