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Pain conique d'emmer au miel pour l'autel
Pourquoi ce plat ? Thot est le scribe des dieux et le maître d'Hermopolis : chaque matin, les prêtres de son temple déposaient sur l'autel des pains de forme conique, dont les modèles en pierre et les scènes de tombes nous sont parvenus. Offrir le pain à Thot, c'était nourrir celui qui tenait les comptes du ciel.
Un pain dense et légèrement sucré de blé amidonnier (emmer), façonné en cône comme les pains rituels, parfumé au miel et aux graines de sésame. Doré, compact, fait pour être présenté avant d'être partagé.
Approche, toi qui sais lire. Moi, Thot, maître des paroles divines, je reçois chaque aurore ce pain que mes prêtres pétrissent de l'emmer du Nil. Vois comme on le dresse en cône, pointé vers le ciel comme un roseau de scribe ; on le sucre du miel des abeilles de Basse-Égypte, et l'on jette dessus la graine de sésame ainsi qu'on sème les mots sur le papyrus. Mange-le après moi : ce qui a touché l'autel rend sage celui qui s'en nourrit.
- •Farine d'emmer (blé amidonnier) moulue à la pierre — une grande mesure (base)
- •Miel sauvage — à la louche (sucrant)
- •Levain naturel (pâte de la veille) — une poignée (fermentation)
- •Graines de sésame — une poignée (garniture)
- •Eau du Nil — selon la pâte (liaison)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Pain conique d'emmer au miel pour l'autel
Un pain dense et légèrement sucré de blé amidonnier (emmer), façonné en cône comme les pains rituels, parfumé au miel et aux graines de sésame. Doré, compact, fait pour être présenté avant d'être partagé.
Pourquoi ce plat ? Thot est le scribe des dieux et le maître d'Hermopolis : chaque matin, les prêtres de son temple déposaient sur l'autel des pains de forme conique, dont les modèles en pierre et les scènes de tombes nous sont parvenus. Offrir le pain à Thot, c'était nourrir celui qui tenait les comptes du ciel.
Approche, toi qui sais lire. Moi, Thot, maître des paroles divines, je reçois chaque aurore ce pain que mes prêtres pétrissent de l'emmer du Nil. Vois comme on le dresse en cône, pointé vers le ciel comme un roseau de scribe ; on le sucre du miel des abeilles de Basse-Égypte, et l'on jette dessus la graine de sésame ainsi qu'on sème les mots sur le papyrus. Mange-le après moi : ce qui a touché l'autel rend sage celui qui s'en nourrit.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'emmer (blé amidonnier) moulue à la pierre — une grande mesure (base)
- Miel sauvage — à la louche (sucrant)
- Levain naturel (pâte de la veille) — une poignée (fermentation)
- Graines de sésame — une poignée (garniture)
- Eau du Nil — selon la pâte (liaison)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Farine d'épeautre ou de petit épeautre (engrain) — 400 g
- Levain actif — 80 g (fermentation)
- Miel — 3 c. à soupe (sucrant)
- Eau tiède — 230 ml (liaison)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
- Graines de sésame — 2 c. à soupe (garniture)
Préparation
- Délayer le levain dans l'eau tiède, ajouter le miel.
- Mélanger la farine et le sel, incorporer le liquide et pétrir jusqu'à une pâte souple.
- Laisser lever 3 à 4 heures dans un endroit chaud, jusqu'à ce qu'elle double.
- Façonner en cône (ou en petit dôme) sur une plaque, saupoudrer de sésame.
- Laisser repos 45 min, puis cuire 30-35 min à 210 °C jusqu'à ce que la croûte sonne creux.
Comment on faisait : L'emmer était la céréale reine de l'Égypte ancienne, plus ancienne que le blé moderne. Les Égyptiens connaissaient des dizaines de formes de pains, beaucoup moulés en cônes ou en disques pour l'offrande. Le sucre n'existant pas, le miel et les dattes étaient les seuls vrais édulcorants.
Le twist contemporain : Servez ce pain tiède, fendu en deux, avec un filet de miel et quelques graines de sésame torréfiées — baptisez-le « pain du scribe ».
Sources : Delwen Samuel, « Bread Making and Social Interactions at the Amarna Workmen's Village » (1999) · Pierre Tallet, La cuisine des pharaons (2003)
Thot · Charactorium





