Biscuit de bord deux fois cuit
Une galette de froment cuite, séchée, puis recuite jusqu'à devenir dure comme pierre. On la trempe dans le vin, l'eau ou le bouillon pour l'amollir. C'est l'aliment qui rend les longues traversées possibles.
Une galette de froment cuite, séchée, puis recuite jusqu'à devenir dure comme pierre. On la trempe dans le vin, l'eau ou le bouillon pour l'amollir. C'est l'aliment qui rend les longues traversées possibles.
Voici le vrai roi de ma table de mer, plus fidèle qu'aucune couronne : le biscuit. On le cuit, on le laisse, puis on le recuit, afin que nulle humidité n'y demeure pour le faire moisir. Dur ? Certes, à s'y briser les dents — aussi le trempions-nous dans le vin ou l'eau jusqu'à ce qu'il s'attendrisse. Songez-y : c'est cette humble galette, et non l'or de Calicut, qui nous a portés jusqu'au bout du monde et ramenés vivants.
- •Farine de froment — à volonté (base)
- •Eau — juste assez (liant)
- •Sel — un peu (goût et conservation)
Biscuit de bord deux fois cuit
Une galette de froment cuite, séchée, puis recuite jusqu'à devenir dure comme pierre. On la trempe dans le vin, l'eau ou le bouillon pour l'amollir. C'est l'aliment qui rend les longues traversées possibles.
Pourquoi ce plat ? Le biscoito était LE pain de Vasco de Gama en mer : cuit deux fois pour en chasser toute humidité, il se gardait des mois. Sans lui, aucune traversée de l'Atlantique jusqu'à l'océan Indien n'aurait été possible.
Voici le vrai roi de ma table de mer, plus fidèle qu'aucune couronne : le biscuit. On le cuit, on le laisse, puis on le recuit, afin que nulle humidité n'y demeure pour le faire moisir. Dur ? Certes, à s'y briser les dents — aussi le trempions-nous dans le vin ou l'eau jusqu'à ce qu'il s'attendrisse. Songez-y : c'est cette humble galette, et non l'or de Calicut, qui nous a portés jusqu'au bout du monde et ramenés vivants.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — à volonté (base)
- Eau — juste assez (liant)
- Sel — un peu (goût et conservation)
Ingrédients
- Farine de blé (T65 ou T80) — 500 g (base)
- Eau — environ 200 ml (liant)
- Sel fin — 1 c. à café (goût et conservation)
Préparation
- Mélangez farine et sel, ajoutez l'eau peu à peu jusqu'à une pâte ferme et sèche, pétrissez 10 minutes.
- Abaissez la pâte sur 1 cm, découpez des carrés ou des disques et percez-les de trous à la fourchette.
- Première cuisson : 25 minutes à 180 °C, jusqu'à ce qu'ils soient secs et à peine dorés.
- Baissez le four à 120 °C et poursuivez 1 h à 1 h 30 pour déshydrater complètement.
- Laissez refroidir et sécher à l'air une nuit : le biscuit doit être très dur.
- Au moment de manger, trempez-le dans du vin coupé d'eau, une soupe ou un bouillon pour l'amollir.
Comment on faisait : Le mot « biscuit » vient du latin bis coctus, « cuit deux fois ». La double cuisson élimine l'eau, ce qui empêche moisissures et fermentation : les galettes se conservaient des mois, voire des années. Stockées au sec dans la cale, elles étaient la base calorique de tout l'équipage. Le pire ennemi restait le charançon, qui s'y installait — les marins frappaient le biscuit sur la table pour en faire tomber les bestioles.
Le twist contemporain : Casse-les en éclats sur une soupe de poisson contemporaine façon croûtons d'époque, ou trempe-les dans un vin chaud aux épices pour rejouer le geste du marin.
Sources : Álvaro Velho, Roteiro da Primeira Viagem de Vasco da Gama (1497-1499)
Vasco de Gama · Charactorium