Bouillie d'igname au miel et à la banane
Une bouillie tiède d'igname écrasée, adoucie au miel de forêt et enrichie de banane douce bien mûre. Lisse et réconfortante, elle se présente en offrande et se donne aux enfants. Une douceur de mémoire, sans sucre venu d'ailleurs.
Une bouillie tiède d'igname écrasée, adoucie au miel de forêt et enrichie de banane douce bien mûre. Lisse et réconfortante, elle se présente en offrande et se donne aux enfants. Une douceur de mémoire, sans sucre venu d'ailleurs.
Il est un mets que je ne prépare pas le cœur léger. On cuit l'igname très tendre, on l'écrase avec la banane la plus mûre, et l'on y fait couler le miel que les hommes vont chercher dans les arbres de la forêt. Cela devient doux et lisse, bon pour la bouche des petits qui n'ont pas encore de dents pour la viande. J'en pose toujours une part à part, pour celui qui n'a pas grandi. Goûte cette douceur en pensant qu'une reine aussi a été une mère.
- •Igname bien cuite — un tubercule (base de la bouillie)
- •Banane douce très mûre — une ou deux (douceur et liant)
- •Miel de forêt — un peu (sucrant)
- •Eau de source — selon texture (détente de la bouillie)
Bouillie d'igname au miel et à la banane
Une bouillie tiède d'igname écrasée, adoucie au miel de forêt et enrichie de banane douce bien mûre. Lisse et réconfortante, elle se présente en offrande et se donne aux enfants. Une douceur de mémoire, sans sucre venu d'ailleurs.
Pourquoi ce plat ? La légende dit que Pokou sacrifia son fils unique à la Comoé ; cette douce bouillie, mets que l'on offre aux enfants et que l'on présente aux ancêtres, évoque avec pudeur la mémoire de l'enfant perdu et la tendresse d'une mère pour son peuple.
Il est un mets que je ne prépare pas le cœur léger. On cuit l'igname très tendre, on l'écrase avec la banane la plus mûre, et l'on y fait couler le miel que les hommes vont chercher dans les arbres de la forêt. Cela devient doux et lisse, bon pour la bouche des petits qui n'ont pas encore de dents pour la viande. J'en pose toujours une part à part, pour celui qui n'a pas grandi. Goûte cette douceur en pensant qu'une reine aussi a été une mère.
Ingrédients (version d’époque)
- Igname bien cuite — un tubercule (base de la bouillie)
- Banane douce très mûre — une ou deux (douceur et liant)
- Miel de forêt — un peu (sucrant)
- Eau de source — selon texture (détente de la bouillie)
Ingrédients
- Igname — 400 g (base)
- Banane bien mûre — 2 (douceur, liant)
- Miel — 2 c. à soupe (sucrant)
- Eau (ou lait de coco pour la rondeur) — 20 cl (texture)
Préparation
- Éplucher et cuire l'igname dans l'eau jusqu'à ce qu'elle soit très tendre (25 min).
- L'écraser en purée fine avec un peu d'eau de cuisson.
- Écraser à part les bananes mûres à la fourchette et les incorporer à la purée d'igname.
- Détendre avec l'eau (ou le lait de coco) sur feu doux jusqu'à une bouillie lisse et coulante.
- Hors du feu, sucrer au miel, mélanger et servir tiède, en petites portions.
Comment on faisait : Avant le sucre de canne raffiné, le miel sauvage récolté dans les arbres et les fruits très mûrs (banane douce) fournissaient le sucré. Les bouillies d'igname ou de banane écrasée, faciles à avaler, étaient données aux jeunes enfants et figuraient parmi les mets simples présentés en offrande.
Le twist contemporain : Servir tiède dans une petite calebasse, un filet de miel et quelques éclats de noix de cola râpée pour une amertume finale qui réveille le sucré.
Abla Pokou II · Charactorium

