Sheera de semoule, l'offrande au seuil du temple
Une semoule de blé torréfiée au ghee, gonflée de lait sucré, parfumée de cardamome et de safran, parsemée de raisins secs. Onctueuse, brillante, on la façonne en petit dôme pour l'offrande puis on la partage en prasad.
Une semoule de blé torréfiée au ghee, gonflée de lait sucré, parfumée de cardamome et de safran, parsemée de raisins secs. Onctueuse, brillante, on la façonne en petit dôme pour l'offrande puis on la partage en prasad.
Avant que tu n'y touches, sache que ce mets n'est pas d'abord pour nous. Quand un temple s'élève par ma main, on dépose devant le linga ce sheera doré, puis on le redistribue à chacun comme prasad béni. Ma cuisinière fait blondir la semoule dans le tup jusqu'à ce qu'elle embaume, puis l'inonde de lait chaud — gare aux éclaboussures, cela gronde comme la mousson ! Une pincée de kesar, quelques raisins, et l'humble grain devient digne des dieux.
- •Semoule de blé (rava) — une écuelle (base)
- •Ghee (tup) — généreusement (torréfaction)
- •Lait — deux écuelles (liquide)
- •Jaggery ou sucre — une demi-écuelle (sucrant)
- •Safran (kesar) — quelques filaments (parfum et couleur)
- •Cardamome — une pincée (parfum)
- •Raisins secs — une poignée (garniture)
Sheera de semoule, l'offrande au seuil du temple
Une semoule de blé torréfiée au ghee, gonflée de lait sucré, parfumée de cardamome et de safran, parsemée de raisins secs. Onctueuse, brillante, on la façonne en petit dôme pour l'offrande puis on la partage en prasad.
Pourquoi ce plat ? Ahilyabai fit rebâtir d'innombrables sanctuaires, jusqu'au Kashi Vishwanath de Varanasi en 1780. Inspiré des offrandes déposées dans ces temples, ce sheera doré au ghee et au safran est le prasad le plus simple et le plus pur que l'on partageait après la prière.
Avant que tu n'y touches, sache que ce mets n'est pas d'abord pour nous. Quand un temple s'élève par ma main, on dépose devant le linga ce sheera doré, puis on le redistribue à chacun comme prasad béni. Ma cuisinière fait blondir la semoule dans le tup jusqu'à ce qu'elle embaume, puis l'inonde de lait chaud — gare aux éclaboussures, cela gronde comme la mousson ! Une pincée de kesar, quelques raisins, et l'humble grain devient digne des dieux.
Ingrédients (version d’époque)
- Semoule de blé (rava) — une écuelle (base)
- Ghee (tup) — généreusement (torréfaction)
- Lait — deux écuelles (liquide)
- Jaggery ou sucre — une demi-écuelle (sucrant)
- Safran (kesar) — quelques filaments (parfum et couleur)
- Cardamome — une pincée (parfum)
- Raisins secs — une poignée (garniture)
Ingrédients
- Semoule de blé fine (rava/suji) — 150 g (base)
- Ghee — 5 c. à soupe (torréfaction)
- Lait entier — 400 ml (liquide)
- Sucre (ou jaggery) — 100 g (sucrant)
- Safran — 1 pincée infusée dans un peu de lait chaud (parfum et couleur)
- Cardamome moulue — 1/2 c. à café (parfum)
- Raisins secs — 2 c. à soupe (garniture)
Préparation
- Faire fondre le ghee et y torréfier la semoule à feu doux jusqu'à une teinte dorée et une bonne odeur de noisette (8-10 min).
- Chauffer le lait à part avec le safran.
- Verser doucement le lait chaud sur la semoule (attention aux projections), remuer sans cesse.
- Ajouter le sucre et la cardamome, cuire jusqu'à ce que le mélange épaississe et se décolle des bords.
- Incorporer les raisins, couvrir 2 min hors du feu.
- Façonner en petits dômes lissés pour la présentation.
Comment on faisait : Le sheera (ou sooji halwa) compte parmi les prasad les plus répandus de l'Inde : préparé sans oignon ni ail, riche en ghee, il convient aux rites de pureté. La proportion de ghee, de semoule et de liquide suit souvent une règle 1-2-3 transmise oralement de cuisinier en cuisinier.
Le twist contemporain : Dresser à la quenelle dans une petite coupelle de cuivre avec un fil de safran posé sur le dessus, comme un prasad de fête.
Ahilyabai Holkar · Charactorium