La carte de Absyrtos
Bouillie de millet au poisson du Phase
retourner
Le socle du deîpnon — la bouillie quotidienne (kykéôn épais)

Bouillie de millet au poisson du Phase

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile40 min
Le socle du deîpnon — la bouillie quotidienne (kykéôn épais)

Bouillie de millet au poisson du Phase

Pourquoi ce plat ? Absyrte a grandi sur les rives du Phase (l'actuel Rioni), fleuve poissonneux qui irriguait la Colchide. Avant d'être un prince guerrier, il fut un enfant nourri, comme tout Colchidien, de cette bouillie de millet relevée du poisson que les pêcheurs remontaient chaque jour au palais d'Aia.

cliquer pour retourner
Le socle du deîpnon — la bouillie quotidienne (kykéôn épais)

Une bouillie épaisse de millet, base de toute table colchidienne, enrichie de morceaux de poisson de rivière, d'herbes fraîches et d'un filet d'huile. Réconfortante, simple, c'est le plat de tous les jours, du plus humble pêcheur jusqu'aux cuisines du roi Aiétès.

Étranger, sache que dans le palais de mon père Aiétès, avant les ors et les viandes des grands soirs, c'est cette bouillie qui me fut donnée. On faisait gonfler le millet dans l'eau du Phase jusqu'à ce qu'il devînt onctueux comme l'argile du fleuve, puis on y déposait le poisson encore frétillant, pris au matin dans les nasses. Ma sœur Médée y jetait des herbes dont elle seule savait les noms. Mange-la chaude, toujours chaude — c'est ainsi qu'un fils de Colchide reprend des forces.
Absyrtos
Ingrédients
  • Milletune bonne poignée par convive (céréale-socle)
  • Poisson de rivière (silure, brème, esturgeon du Phase)une part par convive (protéine)
  • Eau de source ou de fleuvetrois fois le volume du millet (cuisson)
  • Coriandre fraîche et livècheun bouquet (aromate)
  • Huile (de lin ou de noix)un filet (liant gras)
  • Selà la main (assaisonnement)
Comment on faisait : Le millet (et le panic) était la céréale dominante des peuples du Pont-Euxin avant la généralisation du blé. On le cuisait en bouillie épaisse (un kykéôn) dans des pots de terre posés sur les braises ; le poisson de fleuve, abondant dans le Phase, était l'apport protéique le plus courant des riverains.
Sources : Hérodote, Histoires, IV (peuples du Pont et du Caucase) · Apollonios de Rhodes, Argonautiques, chant II-III (la Colchide et le Phase)

Voir aussi