Bouillie de millet de la terre noire
Une bouillie épaisse de millet cuit à l'eau, dans laquelle on enfouit un fromage frais qui file en fondant. Onctueuse, réconfortante, légèrement salée et boisée. C'est l'ancêtre lointain du ghomi-elarji géorgien, le plat quotidien de la terre noire colchidienne.
Une bouillie épaisse de millet cuit à l'eau, dans laquelle on enfouit un fromage frais qui file en fondant. Onctueuse, réconfortante, légèrement salée et boisée. C'est l'ancêtre lointain du ghomi-elarji géorgien, le plat quotidien de la terre noire colchidienne.
Tu crois que le fils du Soleil ne mange que volailles dorées ? Détrompe-toi. Chaque jour, ma maison se nourrit du grain de millet que donne ma terre noire, le long du Phasis. On le fait gonfler dans l'eau jusqu'à ce que la cuiller tienne droite, puis on y noie un fromage frais qui s'étire en fils sous la main. C'est rude, c'est franc, et c'est cela qui tient debout les hommes qui gardent ma Toison.
- •Millet décortiqué — deux poignées par bouche (base)
- •Eau de source — trois fois le volume du grain (cuisson)
- •Fromage frais de brebis ou de vache — une bonne motte (liant fondant)
- •Sel gemme — quelques grains (assaisonnement)
Bouillie de millet de la terre noire
Une bouillie épaisse de millet cuit à l'eau, dans laquelle on enfouit un fromage frais qui file en fondant. Onctueuse, réconfortante, légèrement salée et boisée. C'est l'ancêtre lointain du ghomi-elarji géorgien, le plat quotidien de la terre noire colchidienne.
Pourquoi ce plat ? Le millet est le grain-roi des plaines fertiles de Colchide, baignées par le Phasis. Avant les viandes d'apparat, c'est cette bouillie épaisse qui nourrit jour après jour la maisonnée d'Aéétès, du palais d'Aïa aux gardiens du bois sacré. C'est l'assise humble sur laquelle repose toute l'abondance du roi.
Tu crois que le fils du Soleil ne mange que volailles dorées ? Détrompe-toi. Chaque jour, ma maison se nourrit du grain de millet que donne ma terre noire, le long du Phasis. On le fait gonfler dans l'eau jusqu'à ce que la cuiller tienne droite, puis on y noie un fromage frais qui s'étire en fils sous la main. C'est rude, c'est franc, et c'est cela qui tient debout les hommes qui gardent ma Toison.
Ingrédients (version d’époque)
- Millet décortiqué — deux poignées par bouche (base)
- Eau de source — trois fois le volume du grain (cuisson)
- Fromage frais de brebis ou de vache — une bonne motte (liant fondant)
- Sel gemme — quelques grains (assaisonnement)
Ingrédients
- Millet (graines, type ghomi ou millet doré) — 200 g (base)
- Eau — 70 cl (cuisson)
- Mozzarella ou suluguni (fromage à filer) — 150 g (liant fondant)
- Fromage frais de brebis (type brousse) — 100 g (onctuosité)
- Sel — à votre goût (assaisonnement)
Préparation
- Rincez le millet, puis versez-le dans l'eau froide salée. Portez à frémissement.
- Laissez cuire à feu doux 25 à 30 minutes en remuant souvent, jusqu'à obtenir une bouillie épaisse et lisse (rajoutez un peu d'eau chaude si elle s'assèche).
- Coupez le fromage à filer en dés. Hors du feu vif, enfouissez-les dans la bouillie brûlante avec le fromage frais.
- Mélangez énergiquement jusqu'à ce que le fromage fonde et étire des fils.
- Servez aussitôt, bien chaud, dans un bol creux — la bouillie doit rester souple et filante.
Comment on faisait : Le millet fut le grain dominant de la Colchide et du Caucase occidental bien avant l'arrivée du maïs (interdit ici : plante du Nouveau Monde). On le cuisait en bouillie épaisse à l'eau pour accompagner viandes et sauces. Le mariage du millet et du fromage fondu, encore vivant en Géorgie sous le nom d'elarji, plonge ses racines dans cette cuisine antique de la terre noire.
Le twist contemporain : Servez la bouillie en quenelle moulée, surmontée d'un copeau de fromage affiné et d'un tour de moulin de baies de genièvre concassées, pour réveiller le côté boisé des forêts d'Arès.
Aéétès · Charactorium