Galette d'orge à la sueur du front
Une galette plate et dense d'orge moulue, cuite sur une pierre chaude ou une plaque. Rustique, légèrement terreuse, c'est le pain de tous les jours, celui qu'on rompt à la main pour saucer le laitage et envelopper les figues.
Une galette plate et dense d'orge moulue, cuite sur une pierre chaude ou une plaque. Rustique, légèrement terreuse, c'est le pain de tous les jours, celui qu'on rompt à la main pour saucer le laitage et envelopper les figues.
Souviens-toi de ceci, toi qui me lis : avant la faute, la terre nous offrait tout sans peine. Puis vint le jour où il me fallut gagner mon pain en ployant l'échine, et la poussière colla à mon front. Je broyais l'orge entre deux pierres jusqu'à la rendre farine, je la pétrissais d'eau et d'un peu de sel, et je la cuisais sur la pierre brûlante du foyer. Crois-moi, nul fruit du jardin n'eut jamais la saveur de cette première galette née de mes propres mains.
- •Farine d'orge moulue à la pierre — de quoi remplir deux mains jointes (base de la pâte)
- •Eau de source — ce qu'il faut pour lier (hydratation)
- •Sel marin — une pincée prise entre trois doigts (assaisonnement)
- •Huile d'olive — un filet (moelleux et cuisson)
Galette d'orge à la sueur du front
Une galette plate et dense d'orge moulue, cuite sur une pierre chaude ou une plaque. Rustique, légèrement terreuse, c'est le pain de tous les jours, celui qu'on rompt à la main pour saucer le laitage et envelopper les figues.
Pourquoi ce plat ? Chassé du jardin, l'homme entend la parole : « C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain » (Genèse 3:19). La charrue figure parmi ses objets : Adam devient celui qui travaille la terre. L'orge, céréale la plus rustique et la plus pauvre, est le premier pain de l'humanité laborieuse.
Souviens-toi de ceci, toi qui me lis : avant la faute, la terre nous offrait tout sans peine. Puis vint le jour où il me fallut gagner mon pain en ployant l'échine, et la poussière colla à mon front. Je broyais l'orge entre deux pierres jusqu'à la rendre farine, je la pétrissais d'eau et d'un peu de sel, et je la cuisais sur la pierre brûlante du foyer. Crois-moi, nul fruit du jardin n'eut jamais la saveur de cette première galette née de mes propres mains.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge moulue à la pierre — de quoi remplir deux mains jointes (base de la pâte)
- Eau de source — ce qu'il faut pour lier (hydratation)
- Sel marin — une pincée prise entre trois doigts (assaisonnement)
- Huile d'olive — un filet (moelleux et cuisson)
Ingrédients
- Farine d'orge — 250 g (base de la pâte)
- Farine de blé (T80) — 50 g (donne un peu de tenue à la pâte d'orge)
- Eau tiède — 160 à 180 ml (hydratation)
- Sel fin — 1 cuillère à café (assaisonnement)
- Huile d'olive — 2 cuillères à soupe (moelleux et cuisson)
Préparation
- Mélanger les farines et le sel dans un saladier.
- Ajouter l'huile puis l'eau tiède petit à petit en pétrissant, jusqu'à obtenir une pâte souple non collante.
- Couvrir d'un linge et laisser reposer 20 à 30 minutes.
- Diviser en boules de la taille d'un œuf et les aplatir à la main ou au rouleau, en galettes de 5 mm.
- Cuire sur une poêle ou une plaque en fonte bien chaude, sans matière grasse, 2 à 3 minutes par face, jusqu'à l'apparition de taches dorées.
- Envelopper aussitôt dans un linge pour garder le moelleux.
Comment on faisait : L'orge était la céréale du pauvre et du quotidien dans tout le Proche-Orient ancien ; on la moulait à la meule de pierre et on la cuisait sans four, sur une pierre plate posée sur les braises (le tabûn). Le pain levé existait, mais la galette non levée, plus rapide, restait le geste de chaque jour.
Le twist contemporain : Saupoudrer d'un peu de nigelle (graines noires) avant cuisson : un parfum poivré-grillé qui fleure bon les marchés du Levant, et un clin d'œil au « ketzah » des prophètes.
Sources : Genèse 3:19 · Nathan MacDonald, What Did the Ancient Israelites Eat? (2008)
Adam et Ève · Charactorium