Drôn, le pain rond consacré
Une petite galette de froment sans levain, fine et dorée, marquée à la pointe des doigts et nappée d'un peu de beurre clarifié — le pain le plus sobre et le plus sacré de la table mazdéenne.
Une petite galette de froment sans levain, fine et dorée, marquée à la pointe des doigts et nappée d'un peu de beurre clarifié — le pain le plus sobre et le plus sacré de la table mazdéenne.
Regarde ce pain rond : il est l'image du monde que J'ai déployé, net et entier. Mon prêtre l'a pétri de froment pur, les mains lavées, puis l'a marqué de son doigt en récitant les paroles bonnes que Je lui ai enseignées. On le bénit devant Ma flamme, on l'oint d'un peu de beurre clair comme la lumière, et nul ne le rompt avant la fin de la prière. Mange-le ensuite avec tes frères : ce qui fut consacré dans la pureté nourrit le corps autant que l'âme.
- •Farine de froment — quelques poignées (base du pain sacré)
- •Eau pure — ce qu'il faut (liant)
- •Sel — une pincée (assaisonnement et conservation)
- •Beurre clarifié (gôshudô) — un peu (onction rituelle du pain)
Drôn, le pain rond consacré
Une petite galette de froment sans levain, fine et dorée, marquée à la pointe des doigts et nappée d'un peu de beurre clarifié — le pain le plus sobre et le plus sacré de la table mazdéenne.
Pourquoi ce plat ? Le drôn est le pain rituel par excellence du culte zoroastrien : une galette ronde de froment, marquée de signes, bénie pendant la cérémonie et présentée sur la table d'offrandes d'Ahura Mazda avant d'être partagée. C'est le pain que tout fidèle associait à la prière adressée au dieu créateur.
Regarde ce pain rond : il est l'image du monde que J'ai déployé, net et entier. Mon prêtre l'a pétri de froment pur, les mains lavées, puis l'a marqué de son doigt en récitant les paroles bonnes que Je lui ai enseignées. On le bénit devant Ma flamme, on l'oint d'un peu de beurre clair comme la lumière, et nul ne le rompt avant la fin de la prière. Mange-le ensuite avec tes frères : ce qui fut consacré dans la pureté nourrit le corps autant que l'âme.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — quelques poignées (base du pain sacré)
- Eau pure — ce qu'il faut (liant)
- Sel — une pincée (assaisonnement et conservation)
- Beurre clarifié (gôshudô) — un peu (onction rituelle du pain)
Ingrédients
- Farine de blé T65 — 250 g (structure du pain)
- Eau tiède — 130 ml (hydratation)
- Sel fin — 1 c. à café (goût)
- Beurre clarifié (ghee) — 2 c. à soupe (onction et brillance)
Préparation
- Mélanger la farine et le sel, ajouter l'eau peu à peu jusqu'à obtenir une pâte souple et lisse (pas de levure : le drôn est un pain plat).
- Laisser reposer la pâte 20 minutes sous un linge propre.
- Diviser en petites boules, abaisser chacune en galette ronde et fine.
- Avec la pointe des doigts, marquer délicatement la surface de quelques empreintes en cercle.
- Cuire 2 à 3 minutes de chaque côté sur une plaque chaude et sèche, jusqu'à ce que des taches dorées apparaissent.
- À la sortie, badigeonner d'un peu de beurre clarifié et servir tiède.
Comment on faisait : Le drôn (ou draonâ) est attesté de longue date dans la liturgie mazdéenne : galette ronde de froment marquée de signes, consacrée pendant le bâj puis partagée. Le froment, le sel, le beurre clarifié et l'eau pure suffisaient — toute la valeur tenait dans la pureté des gestes et dans la bénédiction prononcée devant le feu sacré.
Le twist contemporain : Présenter les galettes empilées sur une planche claire avec une coupelle de beurre fondu et quelques herbes fraîches : un « pain d'offrande » à rompre et à partager au centre de la table.
Sources : Mary Boyce, A History of Zoroastrianism, vol. 1, Brill, 1975 · Jamsheed K. Choksy, Purity and Pollution in Zoroastrianism, University of Texas Press, 1989 · Avesta, Yasna (rite du drôn / bâj)
Ahura Mazda · Charactorium