Drôn — le pain plat de l'offrande, marqué au beurre clarifié
Une galette de froment cuite sur pierre chaude, badigeonnée de beurre clarifié et marquée de fines stries. Sobre, parfumée, faite pour être présentée d'abord, mangée ensuite.
Une galette de froment cuite sur pierre chaude, badigeonnée de beurre clarifié et marquée de fines stries. Sobre, parfumée, faite pour être présentée d'abord, mangée ensuite.
Mortel, écoute la déesse des eaux qui font lever le grain. Ce pain-là, tu ne le pétris pas pour ton ventre seul : tu le poses devant moi, sur la natte propre, avant d'y porter la dent. Prends de l'eau de source que j'ai fait jaillir, le froment que mes pluies ont gonflé, et un peu du beurre de tes troupeaux. Marque sa face de ton doigt, en signe que tu sais d'où vient le don — et alors seulement, romps-le et nourris les tiens.
- •Farine de froment — deux poignées par convive (base de la galette)
- •Eau de source pure — ce qu'il faut pour lier (hydratation, lien à la déesse des eaux)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Beurre clarifié (roghan) — un peu (badigeon parfumé)
Drôn — le pain plat de l'offrande, marqué au beurre clarifié
Une galette de froment cuite sur pierre chaude, badigeonnée de beurre clarifié et marquée de fines stries. Sobre, parfumée, faite pour être présentée d'abord, mangée ensuite.
Pourquoi ce plat ? Dans le culte d'Anahita, on dépose des pains sur la natte sacrée avant de réciter les hymnes. Le drôn, galette consacrée des Iraniens anciens, est le pain que l'on partage après l'avoir présenté à la divinité — humble support de blé et d'eau, deux dons que la déesse des eaux fertilisantes rend possibles.
Mortel, écoute la déesse des eaux qui font lever le grain. Ce pain-là, tu ne le pétris pas pour ton ventre seul : tu le poses devant moi, sur la natte propre, avant d'y porter la dent. Prends de l'eau de source que j'ai fait jaillir, le froment que mes pluies ont gonflé, et un peu du beurre de tes troupeaux. Marque sa face de ton doigt, en signe que tu sais d'où vient le don — et alors seulement, romps-le et nourris les tiens.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — deux poignées par convive (base de la galette)
- Eau de source pure — ce qu'il faut pour lier (hydratation, lien à la déesse des eaux)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Beurre clarifié (roghan) — un peu (badigeon parfumé)
Ingrédients
- Farine de blé T65 — 300 g (base de la pâte)
- Eau tiède — 180 ml (hydratation)
- Sel — 5 g (assaisonnement)
- Beurre clarifié (ou ghee) — 40 g (badigeon et brillance)
- Graines de sésame — 1 c. à soupe (facultatif) (décor)
Préparation
- Mélanger farine et sel, verser l'eau peu à peu et pétrir 8 minutes jusqu'à une pâte souple. Couvrir et laisser reposer 30 minutes.
- Diviser en boules de la taille d'un poing, abaisser chacune en disque fin de 20 cm.
- Du bout des doigts, tracer de légères stries parallèles sur la surface (la marque du drôn).
- Cuire chaque galette 2 à 3 minutes par face sur une plaque ou une poêle en fonte très chaude, sans matière grasse, jusqu'à ce que des cloques dorées apparaissent.
- À la sortie, badigeonner de beurre clarifié fondu, parsemer de sésame, et servir tiède.
Comment on faisait : Le drôn (ou drâonah) est attesté comme pain consacré dans la tradition zoroastrienne : on le présente lors des cérémonies avant de le consommer. Cuit sur pierre ou plaque chaude, sans levain travaillé, il prolonge une cuisson du pain plat commune à tout l'Orient ancien, des galettes mésopotamiennes au lavash iranien.
Le twist contemporain : Pour un clin d'œil à la déesse aux cent étoiles, marquez la galette de petits points en cercle avant cuisson : les bulles dorées dessineront une constellation comestible.
Sources : Mary Boyce, A History of Zoroastrianism (Brill) · Mary Boyce, Zoroastrians: Their Religious Beliefs and Practices (Routledge)
Anahita · Charactorium

