Vivres de chevauchée (le bissac du pèlerin et du croisé)
Pain bis et fruits de la route vers la Terre Sainte
VoyageReconstitution🍯facile1 h 15
Une provision de marche : tranches de pain bis deux fois cuites jusqu'à devenir dures et inaltérables, accompagnées de figues et dattes séchées, d'amandes et de noix liées au miel. Sucré, dense, énergétique — fait pour tenir des semaines dans une sacoche.
Pourquoi ce plat ? En 1147, Aliénor part pour la Seconde Croisade aux côtés de Louis VII, jusqu'à Antioche. Sur les longues routes vers le Levant, princes comme soldats vivent de vivres qui se gardent : pain biscuité, figues et dattes, amandes et miel. Ce bissac de voyage raconte l'Aliénor aventurière, celle qui traversa l'Europe et la Méditerranée.
Pour la grande route d'outre-mer, oubliez les mets délicats : il faut ce qui se garde. Je faisais cuire le pain deux fois, jusqu'à ce qu'il soit dur comme planche — trempé d'eau ou de vin, il redevient mangeable même après bien des jours. Avec cela, figues et dattes du Levant, amandes et un peu de miel pour le cœur. Croyez une femme qui a chevauché jusqu'à Antioche : un bissac bien garni vaut mieux qu'un beau discours quand la faim vous prend en chemin.
Ingrédients
- •Pain bis (pâte de seigle et froment) — plusieurs tranches (base de conservation, biscuitée)
- •Figues séchées — une poignée (sucre de marche)
- •Dattes — une poignée (énergie)
- •Amandes et noix — une mesure (gras et protéines)
- •Miel — un peu (liant et douceur)
Comment on faisait : Le « biscuit » — littéralement bis-cuit, cuit deux fois — était le vivre de voyage par excellence des croisés et marins : déshydraté, il résistait des mois. Fruits séchés et miel, denrées que la croisade fit mieux connaître en Occident, fournissaient un concentré d'énergie facile à transporter. Les grands seigneurs voyageaient mieux pourvus que la piétaille, mais le principe restait le même.