Vin de Babylone réchauffé au miel et aux épices
Du vin rouge doucement chauffé, adouci de miel et parfumé de graines de coriandre, de cardamome et d'un soupçon de safran. Une boisson chaleureuse servie dans le rhyton d'or, à la fin du festin. (Version sans alcool possible avec du jus de raisin.)
Du vin rouge doucement chauffé, adouci de miel et parfumé de graines de coriandre, de cardamome et d'un soupçon de safran. Une boisson chaleureuse servie dans le rhyton d'or, à la fin du festin. (Version sans alcool possible avec du jus de raisin.)
À Babylone, l'hiver, la nuit tombe sur le palais et le vent vient des fleuves. Verse alors le vin rouge dans le rhyton d'or, fais-le tiédir doucement — qu'il ne bouille jamais ! — et marie-le au miel, à la coriandre écrasée, à un seul fil de mon safran. Nous autres Perses, nous aimons délibérer une coupe à la main, puis reprendre nos décisions à jeun pour les éprouver. Bois lentement, étranger : ce vin réchauffe le sang de qui régna sur deux peuples.
- •Vin rouge de Babylone — une cruche (base fermentée)
- •Miel — selon le goût (adoucissant)
- •Graines de coriandre — une pincée (épice)
- •Cardamome — quelques capsules (épice aromatique)
- •Safran — un fil (couleur et parfum)
Vin de Babylone réchauffé au miel et aux épices
Du vin rouge doucement chauffé, adouci de miel et parfumé de graines de coriandre, de cardamome et d'un soupçon de safran. Une boisson chaleureuse servie dans le rhyton d'or, à la fin du festin. (Version sans alcool possible avec du jus de raisin.)
Pourquoi ce plat ? Cyrus prit Babylone, et la cour y séjournait l'hiver : ses vins réputés coulaient aux tables royales perses. Hérodote rapporte que les Perses délibéraient volontiers de leurs affaires en buvant. Pour une reine venue des plateaux froids, un vin réchauffé de miel et d'épices était le réconfort des longues soirées de palais.
À Babylone, l'hiver, la nuit tombe sur le palais et le vent vient des fleuves. Verse alors le vin rouge dans le rhyton d'or, fais-le tiédir doucement — qu'il ne bouille jamais ! — et marie-le au miel, à la coriandre écrasée, à un seul fil de mon safran. Nous autres Perses, nous aimons délibérer une coupe à la main, puis reprendre nos décisions à jeun pour les éprouver. Bois lentement, étranger : ce vin réchauffe le sang de qui régna sur deux peuples.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge de Babylone — une cruche (base fermentée)
- Miel — selon le goût (adoucissant)
- Graines de coriandre — une pincée (épice)
- Cardamome — quelques capsules (épice aromatique)
- Safran — un fil (couleur et parfum)
Ingrédients
- Vin rouge fruité (ou jus de raisin rouge pour version sans alcool) — 75 cl (base)
- Miel — 3 à 4 c. à soupe (adoucissant)
- Graines de coriandre — 1 c. à café, écrasées (épice)
- Cardamome verte — 4 capsules, écrasées (épice aromatique)
- Safran — 2 à 3 fils (couleur et parfum)
Préparation
- Verser le vin (ou le jus de raisin) dans une casserole avec le miel.
- Ajouter les graines de coriandre et de cardamome écrasées et les fils de safran.
- Chauffer très doucement sans jamais faire bouillir, environ 10 min, pour infuser les épices.
- Filtrer pour retirer les épices et servir tiède dans des coupes ou des cornes à boire.
- Pour les enfants et les écoles : utiliser exclusivement du jus de raisin rouge, même procédé.
Comment on faisait : Les vins de Mésopotamie et de l'Empire perse étaient souvent additionnés de miel et d'épices, tant pour le goût que pour masquer une conservation imparfaite. Les Perses buvaient dans des rhytons — cornes ou vases d'apparat en métal précieux se terminant par une tête d'animal. La distillation de l'eau de rose n'existant pas encore, on parfumait au safran, à la coriandre et au miel. Hérodote (I, 133) note l'habitude perse de boire abondamment lors des délibérations.
Le twist contemporain : Servir la version au jus de raisin dans une petite coupe dorée façon rhyton pour les ateliers scolaires : la boisson des rois sans une goutte d'alcool.
Amytis · Charactorium
