Vin de Colchide au miel et aux herbes
Un vin rouge tiédi, adouci au miel et parfumé de coriandre, de thym et d'un soupçon de safran, servi coupé d'eau à la manière antique. Acidulé, fermenté, légèrement sucré et résineux. La coupe rituelle du festin colchidien.
Un vin rouge tiédi, adouci au miel et parfumé de coriandre, de thym et d'un soupçon de safran, servi coupé d'eau à la manière antique. Acidulé, fermenté, légèrement sucré et résineux. La coupe rituelle du festin colchidien.
Lève la coupe, mais n'oublie pas d'en répandre d'abord pour les dieux — c'est ainsi qu'on boit chez le roi d'Aïa. Ma terre porte la vigne depuis que le monde est monde ; j'y mêle le miel des montagnes, la coriandre et trois fils de safran, et je la tiède sur la braise. Bois avec moi, étranger : à cette coupe se nouent les serments. Et souviens-toi qu'un serment fait à Aéétès se paie — Jason l'a appris à ses dépens.
- •Vin rouge de Colchide — une coupe (base)
- •Miel de montagne — une cuillerée (douceur)
- •Graines de coriandre et thym — une pincée (parfum)
- •Filaments de safran — trois brins (couleur et arôme)
- •Eau de source — à parts mesurées (coupage rituel)
Vin de Colchide au miel et aux herbes
Un vin rouge tiédi, adouci au miel et parfumé de coriandre, de thym et d'un soupçon de safran, servi coupé d'eau à la manière antique. Acidulé, fermenté, légèrement sucré et résineux. La coupe rituelle du festin colchidien.
Pourquoi ce plat ? La Colchide et le Caucase sont l'un des berceaux du vin : on y cultive la vigne depuis des millénaires. À la table d'Aéétès, nul banquet ne s'achève sans la coupe — d'abord versée pour les dieux en libation, puis bue par les convives. Adoucie de miel et parfumée d'herbes, elle scelle les serments comme celui imposé à Jason.
Lève la coupe, mais n'oublie pas d'en répandre d'abord pour les dieux — c'est ainsi qu'on boit chez le roi d'Aïa. Ma terre porte la vigne depuis que le monde est monde ; j'y mêle le miel des montagnes, la coriandre et trois fils de safran, et je la tiède sur la braise. Bois avec moi, étranger : à cette coupe se nouent les serments. Et souviens-toi qu'un serment fait à Aéétès se paie — Jason l'a appris à ses dépens.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge de Colchide — une coupe (base)
- Miel de montagne — une cuillerée (douceur)
- Graines de coriandre et thym — une pincée (parfum)
- Filaments de safran — trois brins (couleur et arôme)
- Eau de source — à parts mesurées (coupage rituel)
Ingrédients
- Vin rouge sec (type saperavi ou un rouge tannique) — 50 cl (base)
- Miel liquide — 2 c. à soupe (douceur)
- Graines de coriandre + thym séché — 1 c. à café + 2 brins (parfum)
- Safran — 3 filaments (couleur et arôme)
- Eau — 15 à 25 cl (coupage)
Préparation
- Versez le vin dans une casserole avec le miel, la coriandre légèrement écrasée, le thym et le safran.
- Chauffez doucement sans bouillir (60-70 °C), juste pour infuser les arômes, 10 minutes.
- Filtrez pour retirer les herbes et les graines.
- Coupez d'eau tiède selon le goût (les Anciens buvaient le vin très allongé), puis servez dans des coupes.
- Pour respecter le geste antique, versez d'abord quelques gouttes à terre en libation avant de boire.
Comment on faisait : Dans le monde grec, on buvait rarement le vin pur : il était mélangé d'eau dans le cratère, souvent réchauffé, épicé ou adouci de miel. Le Caucase est l'un des plus anciens foyers viticoles connus (vinification attestée il y a plus de 8000 ans en Géorgie voisine). La libation — verser une part pour les dieux avant de boire — ouvrait et scellait les festins.
Le twist contemporain : Servez sans alcool en remplaçant le vin par du jus de raisin rouge corsé additionné d'une goutte de vinaigre de vin : même chaleur épicée, version familiale et scolaire.
Sources : Homère, Iliade et Odyssée (vin coupé d'eau, libations héroïques)
Aéétès · Charactorium
