retournerLe porc rôti du festin d'Ithaque
Le porc rôti du festin d'Ithaque
Pourquoi ce plat ? Chez Laërte et Anticlée, les grands jours réunissent la maisonnée autour d'un porc sacrifié et rôti à la broche — la viande des dieux et des hommes que l'Odyssée décrit sans relâche, du porcher Eumée aux festins du palais. Anticlée, maîtresse du foyer royal, préside à ces partages où chacun reçoit sa part selon son rang.
Des morceaux de porc frottés de sel, embrochés et rôtis lentement au feu de bois, arrosés de leur graisse. La viande des festins homériques dans toute sa simplicité fumée.
Quand on honore un hôte sous mon toit, on n'épargne pas le porc gras de l'enclos. On l'égorge selon le rite, on brûle pour les dieux les cuisses enveloppées de graisse, et le reste, mes gens l'embrochent et le tournent au-dessus des braises. J'aime voir la graisse perler et chanter sur le feu. Que l'on serve à chacun sa juste part, et la plus belle à celui que les Immortels chérissent — ainsi l'a voulu l'usage, ainsi je le tiens.
- •Porc (épaule ou échine) — une belle pièce (viande de festin)
- •Sel marin — à la main (assaisonnement et conservation brève)
- •Graisse du porc — récupérée (arrosage pendant la cuisson)
- •Thym sauvage et origan — quelques branches (parfum des collines)
Le porc rôti du festin d'Ithaque
Des morceaux de porc frottés de sel, embrochés et rôtis lentement au feu de bois, arrosés de leur graisse. La viande des festins homériques dans toute sa simplicité fumée.
Pourquoi ce plat ? Chez Laërte et Anticlée, les grands jours réunissent la maisonnée autour d'un porc sacrifié et rôti à la broche — la viande des dieux et des hommes que l'Odyssée décrit sans relâche, du porcher Eumée aux festins du palais. Anticlée, maîtresse du foyer royal, préside à ces partages où chacun reçoit sa part selon son rang.
Quand on honore un hôte sous mon toit, on n'épargne pas le porc gras de l'enclos. On l'égorge selon le rite, on brûle pour les dieux les cuisses enveloppées de graisse, et le reste, mes gens l'embrochent et le tournent au-dessus des braises. J'aime voir la graisse perler et chanter sur le feu. Que l'on serve à chacun sa juste part, et la plus belle à celui que les Immortels chérissent — ainsi l'a voulu l'usage, ainsi je le tiens.
Ingrédients (version d’époque)
- Porc (épaule ou échine) — une belle pièce (viande de festin)
- Sel marin — à la main (assaisonnement et conservation brève)
- Graisse du porc — récupérée (arrosage pendant la cuisson)
- Thym sauvage et origan — quelques branches (parfum des collines)
Ingrédients
- Échine ou épaule de porc — 1,2 kg (viande de festin)
- Gros sel — 2 c. à soupe (assaisonnement)
- Huile d'olive — 3 c. à soupe (arrosage)
- Thym frais — 1 petit bouquet (parfum)
- Origan séché — 1 c. à soupe (parfum)
Préparation
- Couper le porc en gros cubes de 4-5 cm et les frotter de sel, thym et origan. Laisser reposer 1 h.
- Enfiler la viande sur des brochettes (métal ou bois trempé).
- Cuire au-dessus de braises (barbecue) ou sous le gril du four à feu vif, en tournant régulièrement, 20 à 25 min.
- Arroser plusieurs fois d'huile d'olive mêlée à la graisse rendue pour garder la chair moelleuse.
- Vérifier que la viande est dorée dehors et juteuse dedans.
- Servir aussitôt, sur une planche, avec de la maza d'orge.
Comment on faisait : Dans l'Odyssée, le sacrifice et le rôti à la broche (obeloi) sont le cœur du festin aristocratique. On brûlait d'abord pour les dieux les os des cuisses enveloppés de graisse, puis on rôtissait les chairs que l'on distribuait en parts (moirai) selon le rang. Le porc, animal d'Eumée le porcher, était la viande la plus présente du monde odysséen.
Le twist contemporain : Piquer chaque brochette d'une feuille de laurier et servir avec un yaourt grec à l'origan — un clin d'œil de souvláki avant l'heure.
Anticlée · Charactorium





