La carte de Aristophane
Tarichos aux olives, le poisson de garde
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Opson (l'accompagnement salé du sitos)

Tarichos aux olives, le poisson de garde

ConservationDocumentée🧂 🍄facile20 min (hors dessalage)
Opson (l'accompagnement salé du sitos)

Tarichos aux olives, le poisson de garde

Pourquoi ce plat ? Le poisson séché et salé, le tarichos, était la denrée d'importation que tout Athénien gardait en réserve — Aristophane s'en moque dans ses pièces où les marchands du Pont vantent leurs poissons salés. Pour un citadin sans glacière, c'était l'opson le plus sûr, celui qui tenait tout l'hiver et donnait du goût à la fade maza.

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Opson (l'accompagnement salé du sitos)

Du poisson conservé en salaison, dessalé puis servi avec des olives, de l'huile et un trait de vinaigre. La salaison concentrait les saveurs en un goût puissant, profondément umami, qui relevait le repas le plus simple.

Ah, le tarichos ! Va sur l'Agora et écoute ces marchands du Pont-Euxin brailler le prix de leur poisson salé comme s'ils vendaient de l'or ! Moi je dessale mes morceaux dans l'eau claire une nuit entière, puis je les noie sous l'huile, le vinaigre et les olives noires. C'est la pitance du marin et du juré, et je te le dis : avec une coupe de vin, cela vaut tous les festins des riches que je brocarde sur la scène !
Aristophane
Ingrédients
  • Poisson salé (thon ou maquereau, tarichos)quelques morceaux (base umami)
  • Olives noiresune poignée (accompagnement)
  • Huile d'olivegénéreusement (liant et douceur)
  • Vinaigre de vinun trait (acidité)
  • Origan séchéune pincée (aromate)
Comment on faisait : Sans réfrigération, la salaison était LE moyen de conserver le poisson pêché loin (mer Noire, Espagne). Le tarichos voyageait dans des amphores et constituait un commerce majeur d'Athènes. Le grec garos (sauce de poisson fermenté, ancêtre du garum romain) servait du même registre umami pour relever les plats.

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