La carte de Aryabhata
Peyā — gruau de riz clair au gingembre, remède des jours faibles
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Pathya / āhāra-bheṣaja : l'aliment-médecine, gruau léger prescrit pour rétablir et apaiser

Peyā — gruau de riz clair au gingembre, remède des jours faibles

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Pathya / āhāra-bheṣaja : l'aliment-médecine, gruau léger prescrit pour rétablir et apaiser

Peyā — gruau de riz clair au gingembre, remède des jours faibles

Pourquoi ce plat ? La peyā, gruau de riz très liquide, est l'aliment thérapeutique codifié par la médecine ayurvédique pour les convalescents, les fiévreux et les estomacs fatigués. Pour un savant qui veillait la nuit à observer le ciel et passait de longues journées assis, ce gruau réparateur était le réconfort des jours sans force.

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Pathya / āhāra-bheṣaja : l'aliment-médecine, gruau léger prescrit pour rétablir et apaiser

Un riz cuit dans beaucoup d'eau jusqu'à devenir un gruau clair et soyeux, à peine salé, parfumé de gingembre et d'une pointe de ghee et de poivre long. Doux pour le ventre, chaud et réconfortant : moins un plat qu'un soin.

Quand le corps faiblit ou que la fièvre rôde, ne le force pas : nourris-le doucement. Je fais cuire une petite mesure de riz dans bien des fois son volume d'eau, longtemps, jusqu'à n'avoir presque qu'un bouillon laiteux où flotte le grain. Un peu de gingembre pour ranimer le feu intérieur, une larme de ghee, une pincée de sel — rien de plus. Les médecins de Magadha rangent ce gruau parmi les remèdes ; bois-le tiède, à petites gorgées, et laisse tes forces revenir.
Aryabhata
Ingrédients
  • Riz (śāli)une petite mesure (base)
  • Eauquatorze fois le riz (selon les traités) (liquide, texture claire)
  • Gingembre (ārdraka / śuṇṭhī)un peu (digestion, chaleur)
  • Poivre long (pippalī)une pincée (vertu médicinale)
  • Ghee (ghṛta)quelques gouttes (douceur)
  • Sel de roche (saindhava)une pincée (assaisonnement léger)
Comment on faisait : Les traités ayurvédiques (Charaka) classent les préparations de riz selon leur teneur en eau : la peyā (très liquide), la vilepī (épaisse) et l'odana (riz égoutté). La peyā, la plus légère, ouvre le régime des convalescents ; elle « allume le feu digestif » sans le surcharger. C'était une véritable ordonnance alimentaire, dosée à l'eau près.
Sources : Charaka Saṃhitā, Sūtrasthāna (classification peyā / vilepī / odana et indications de la peyā) · K. T. Achaya, Indian Food: A Historical Companion, Oxford University Press, 1994

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