Phakê, la soupe de lentilles aux herbes
Une soupe épaisse de lentilles mijotées avec oignon, ail et herbes (coriandre, cumin), liée d'huile d'olive et relevée d'un trait de vinaigre de vin. Réconfortante, terreuse, profondément rassasiante.
Une soupe épaisse de lentilles mijotées avec oignon, ail et herbes (coriandre, cumin), liée d'huile d'olive et relevée d'un trait de vinaigre de vin. Réconfortante, terreuse, profondément rassasiante.
On raillait jadis un homme qui versait du parfum dans sa lentille — quelle folie de gâter une chose simple par une chose vaine ! Moi, je laisse la lentille être ce qu'elle est : je la mène doucement sur le feu avec un oignon, une tête d'ail, un peu de coriandre, et je couronne le tout d'un trait de vinaigre. Le ventre plein et l'esprit léger, voilà la vraie richesse ; le reste n'est qu'orgueil de roi.
- •Lentilles brunes — une bonne mesure (base)
- •Oignon — un (aromate)
- •Ail — quelques gousses (aromate)
- •Graines de coriandre et cumin — une pincée de chaque (épices)
- •Huile d'olive — généreuse (liaison)
- •Vinaigre de vin — un trait (vivacité)
Phakê, la soupe de lentilles aux herbes
Une soupe épaisse de lentilles mijotées avec oignon, ail et herbes (coriandre, cumin), liée d'huile d'olive et relevée d'un trait de vinaigre de vin. Réconfortante, terreuse, profondément rassasiante.
Pourquoi ce plat ? La lentille était la nourriture du sage modeste et le remède du corps fatigué — chaude, rassasiante, bon marché. Pour un homme comme Ésope, qui prêchait la mesure et se méfiait des excès, ce plat humble est presque un manifeste : on se soigne et on se nourrit de simplicité.
On raillait jadis un homme qui versait du parfum dans sa lentille — quelle folie de gâter une chose simple par une chose vaine ! Moi, je laisse la lentille être ce qu'elle est : je la mène doucement sur le feu avec un oignon, une tête d'ail, un peu de coriandre, et je couronne le tout d'un trait de vinaigre. Le ventre plein et l'esprit léger, voilà la vraie richesse ; le reste n'est qu'orgueil de roi.
Ingrédients (version d’époque)
- Lentilles brunes — une bonne mesure (base)
- Oignon — un (aromate)
- Ail — quelques gousses (aromate)
- Graines de coriandre et cumin — une pincée de chaque (épices)
- Huile d'olive — généreuse (liaison)
- Vinaigre de vin — un trait (vivacité)
Ingrédients
- Lentilles brunes ou vertes — 250 g (base)
- Oignon émincé — 1 gros (aromate)
- Ail — 3 gousses (aromate)
- Graines de coriandre moulues — 1 c. à café (épice)
- Cumin moulu — 1/2 c. à café (épice)
- Huile d'olive — 4 c. à soupe (liaison)
- Vinaigre de vin rouge — 1 c. à soupe (vivacité)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Faites revenir l'oignon et l'ail dans l'huile d'olive jusqu'à ce qu'ils soient fondants.
- Ajoutez les épices, remuez 30 secondes pour les réveiller.
- Versez les lentilles rincées et couvrez largement d'eau.
- Laissez mijoter 30 à 40 minutes jusqu'à ce que les lentilles soient tendres et la soupe épaisse.
- Salez, ajoutez le vinaigre hors du feu et un dernier filet d'huile d'olive avant de servir.
Comment on faisait : La phakê (soupe de lentilles) était l'archétype du plat populaire grec, au point de devenir proverbiale pour désigner la nourriture du pauvre. Les comédies athéniennes moquaient ceux qui prétendaient l'« anoblir » par des ingrédients de luxe — un vinaigre et de l'huile suffisaient.
Le twist contemporain : Une cuillère de yaourt de brebis fouetté et quelques feuilles de menthe sur le dessus : un pont assumé vers la cuisine grecque d'aujourd'hui.
Sources : Athénée de Naucratis, Deipnosophistes · Andrew Dalby, Food in the Ancient World from A to Z
Ésope · Charactorium