La carte de Caracalla
Bucellatum — pain de munition bis-cuit
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Cibaria (ration de marche, vivres de campagne)

Bucellatum — pain de munition bis-cuit

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Cibaria (ration de marche, vivres de campagne)

Bucellatum — pain de munition bis-cuit

Pourquoi ce plat ? Le bucellatum, pain cuit deux fois pour durer des semaines, était la ration de campagne portée dans le bagage du légionnaire. Caracalla, en marche perpétuelle de la Bretagne (Eboracum) à la Mésopotamie, en mangeait comme ses soldats pour entretenir sa légende d'empereur-soldat.

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Cibaria (ration de marche, vivres de campagne)

Un pain dense de froment cuit, séché puis recuit jusqu'à devenir dur comme la pierre — l'ancêtre du biscuit de marin — qui se gardait des mois et se ramollissait dans la posca ou la soupe.

Tu veux savoir comment un soldat franchit mille milles sans défaillir ? Dans sa besace il porte le bucellatum, ce pain que l'on cuit, que l'on tranche, que l'on recuit jusqu'à ce qu'il sonne sous le doigt comme une tuile. Dur ? Certes. On le trempe dans la posca ou le bouillon, et il redevient miche. Moi, l'Auguste, j'en ai rompu sous la pluie d'Eboracum comme dans les sables de Syrie. Le pain du roi mou se moisit ; celui du soldat, jamais.
Caracalla
Ingrédients
  • Farine de froment (et un peu d'épeautre/far)une mesure (base)
  • Levainun morceau (fermentation)
  • Selune pincée (goût et conservation)
  • Eauce qu'il faut (hydratation)
Comment on faisait : Le bucellatum (de buccella, « bouchée ») était un pain bis-cuit (cuit deux fois) destiné à durer en campagne. On le réhydratait dans un liquide chaud. C'est l'ancêtre direct du biscuit de mer et de la galette militaire.
Sources : Végèce, De re militari (rations militaires) · Anthimus, De observatione ciborum (bucellatum)

Voir aussi