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La bouillie de froment au lait et au miel
Pourquoi ce plat ? Le froment, le lait et le miel sont les piliers des domaines impériaux décrits dans le Capitulaire de villis. Charles, sobre à table selon Éginhard, commençait sa journée par cette nourriture simple que partageaient aussi les plus humbles de son palais.
Une bouillie de blé concassé cuite longuement dans le lait, adoucie au miel des ruches du domaine et parfumée d'un peu de fenouil — le déjeuner doux et nourrissant de toute la maisonnée carolingienne.
Avant de gouverner les hommes, il faut emplir son ventre sans excès : c'est règle de bon sens. Au lever, on me sert cette bouillie de froment fondue dans le lait de mes vaches, sucrée du miel de mes abeilles, qu'on tourne à la cuiller jusqu'à ce qu'elle nappe. J'y fais jeter un soupçon de fenouil, car cette herbe pousse par mon ordre dans tout l'Empire. Voilà le repas du pauvre comme du prince : Dieu n'a pas fait le bon grain pour les seuls puissants.
- •Froment concassé — deux poignées (céréale de base)
- •Lait — ce qu'il faut (liquide de cuisson)
- •Miel — à goût (douceur)
- •Graines de fenouil — une pincée (herbe du Capitulaire, parfum)
- •Sel — un grain (équilibre)
La bouillie de froment au lait et au miel
Une bouillie de blé concassé cuite longuement dans le lait, adoucie au miel des ruches du domaine et parfumée d'un peu de fenouil — le déjeuner doux et nourrissant de toute la maisonnée carolingienne.
Pourquoi ce plat ? Le froment, le lait et le miel sont les piliers des domaines impériaux décrits dans le Capitulaire de villis. Charles, sobre à table selon Éginhard, commençait sa journée par cette nourriture simple que partageaient aussi les plus humbles de son palais.
Avant de gouverner les hommes, il faut emplir son ventre sans excès : c'est règle de bon sens. Au lever, on me sert cette bouillie de froment fondue dans le lait de mes vaches, sucrée du miel de mes abeilles, qu'on tourne à la cuiller jusqu'à ce qu'elle nappe. J'y fais jeter un soupçon de fenouil, car cette herbe pousse par mon ordre dans tout l'Empire. Voilà le repas du pauvre comme du prince : Dieu n'a pas fait le bon grain pour les seuls puissants.
Ingrédients (version d’époque)
- Froment concassé — deux poignées (céréale de base)
- Lait — ce qu'il faut (liquide de cuisson)
- Miel — à goût (douceur)
- Graines de fenouil — une pincée (herbe du Capitulaire, parfum)
- Sel — un grain (équilibre)
Ingrédients
- Blé concassé (boulgour grossier ou épeautre concassé) — 150 g (céréale)
- Lait entier — 750 ml (cuisson)
- Miel toutes fleurs — 3 c. à soupe (douceur)
- Graines de fenouil — 1/2 c. à café (parfum)
- Sel — 1 pincée (équilibre)
- Noisettes concassées — 1 poignée (option) (garniture croquante)
Préparation
- Rincer le blé concassé. Le verser dans le lait froid avec la pincée de sel et les graines de fenouil.
- Porter à frémissement doux et cuire 25 à 30 min en remuant souvent, jusqu'à une bouillie crémeuse (ajouter du lait si elle épaissit trop).
- Hors du feu, incorporer le miel (jamais en pleine ébullition, pour garder son parfum).
- Verser dans des bols, parsemer de noisettes concassées.
- Servir tiède, au matin.
Comment on faisait : Les bouillies de céréales — puls — étaient le socle quotidien depuis l'Antiquité jusqu'au cœur du Moyen Âge. On les cuisait dans un chaudron de fonte suspendu à la crémaillère, des heures durant, et le miel y remplaçait un sucre que l'Occident ne connaissait pas encore.
Le twist contemporain : Dresser en bol avec un trait de miel en spirale et quelques pétales de fenouil : une version « porridge médiéval » à poster, fidèle à 1200 ans près.
Sources : Capitulare de villis (vers 795), produits des domaines : froment, miel, fenouil · Éginhard, Vita Karoli Magni, chap. 24 (sobriété de Charles à table)
Charlemagne · Charactorium





