La carte de Che Guevara
El dulce — la douceur-réconfort, lait patiemment confit, qui clôt un repas ou console une marche

Dulce de leche de l'enfance

RemèdeÉvocation🍯facile1 h 30

Du lait sucré cuit très lentement jusqu'à caraméliser en une pâte brune, épaisse et fondante. Profondément sucré, avec une note de lait caramélisé : la gourmandise-doudou de l'Argentine.

Pourquoi ce plat ? Né à Rosario et grandi en Argentine, Che a forcément connu le dulce de leche, douceur nationale de toute enfance argentine, tartiné sur le pain ou fourrant les alfajores. C'est le goût de la patrie d'avant la lutte, le réconfort sucré qu'on évoque loin de chez soi.
Ça, c'est plus de la guerre, c'est l'enfance, che. Chez nous, en Argentine, pas un gamin qui n'ait léché la cuillère du dulce de leche. Tu mets du lait et du sucre dans la casserole, et là, le secret c'est de pas être pressé : tu remues, tu remues, à feu doux, jusqu'à ce que ça brunisse et que ça nappe la cuillère. Une pointe de bicarbonate pour la couleur, et voilà. Sur un bout de pain, ça console de tout — même un asthmatique entêté loin de Rosario s'en souvient avec un sourire.
Che Guevara
Ingrédients
  • Lait fraisune bonne casserole (base)
  • Sucreun quart du volume de lait (douceur et caramélisation)
  • Vanille (gousse)un soupçon (parfum)
Comment on faisait : Le dulce de leche est emblématique du Río de la Plata depuis le XIXe siècle ; une légende le dit né d'un lait sucré oublié sur le feu. On le cuisait des heures dans des chaudrons de cuivre, en remuant à la cuillère de bois — patience et bras solides exigés.