Cacahuatl — breuvage amer des dieux
Du cacao pur battu dans l'eau avec du chīlli et un soupçon de fleur parfumée, mousseux et amer. Une boisson sacrée, sans douceur ou à peine adoucie au maguey.
Du cacao pur battu dans l'eau avec du chīlli et un soupçon de fleur parfumée, mousseux et amer. Une boisson sacrée, sans douceur ou à peine adoucie au maguey.
Approche, mais sache que ce breuvage n'était point pour les humbles : seuls les seigneurs, les prêtres et les guerriers le portaient à leurs lèvres. On grille la fève précieuse, on la broie sur la pierre, on la délaie dans l'eau froide et on la verse de haut, d'un vase à l'autre, jusqu'à ce que monte une écume épaisse comme un nuage de nuit. J'y aimais la morsure du chīlli et le parfum de la fleur tlilxochitl ; le sucre, on n'en connaissait point — l'amertume était sa noblesse. Bois lentement : ce noir breuvage tient éveillé celui qui veille la nuit, qui est mon royaume.
- •Fèves de cacao grillées et moulues — une bonne mesure (base amère)
- •Eau — à volonté (liquide)
- •Chīlli moulu — une pincée (piquant)
- •Fleur de vanille (tlilxochitl) — un fragment (parfum)
- •Achiote — une pointe (couleur rouge sang (facultatif))
- •Sirop de maguey — un filet (facultatif) (adoucir légèrement)
Cacahuatl — breuvage amer des dieux
Du cacao pur battu dans l'eau avec du chīlli et un soupçon de fleur parfumée, mousseux et amer. Une boisson sacrée, sans douceur ou à peine adoucie au maguey.
Pourquoi ce plat ? Boisson précieuse réservée aux nobles, aux guerriers et aux rituels, le cacahuatl coulait lors des cérémonies du grand temple. Sombre comme la nuit qui appartient à la Lune, on le buvait en l'honneur des puissances du ciel nocturne.
Approche, mais sache que ce breuvage n'était point pour les humbles : seuls les seigneurs, les prêtres et les guerriers le portaient à leurs lèvres. On grille la fève précieuse, on la broie sur la pierre, on la délaie dans l'eau froide et on la verse de haut, d'un vase à l'autre, jusqu'à ce que monte une écume épaisse comme un nuage de nuit. J'y aimais la morsure du chīlli et le parfum de la fleur tlilxochitl ; le sucre, on n'en connaissait point — l'amertume était sa noblesse. Bois lentement : ce noir breuvage tient éveillé celui qui veille la nuit, qui est mon royaume.
Ingrédients (version d’époque)
- Fèves de cacao grillées et moulues — une bonne mesure (base amère)
- Eau — à volonté (liquide)
- Chīlli moulu — une pincée (piquant)
- Fleur de vanille (tlilxochitl) — un fragment (parfum)
- Achiote — une pointe (couleur rouge sang (facultatif))
- Sirop de maguey — un filet (facultatif) (adoucir légèrement)
Ingrédients
- Pâte de cacao pur 100 % (ou cacao non sucré) — 40 g (base)
- Eau chaude — 250 ml (liquide)
- Piment en poudre — 1 pincée (piquant)
- Extrait ou gousse de vanille — 1 pointe (parfum)
- Sirop d'agave — 1 c. à café (facultatif) (adoucir)
Préparation
- Faites fondre la pâte de cacao (ou délayez le cacao) dans l'eau chaude en fouettant bien.
- Ajoutez le piment, la vanille et, si vous le souhaitez, un peu de sirop d'agave.
- Pour la mousse traditionnelle, versez la boisson de haut d'un récipient dans un autre, plusieurs fois, jusqu'à former une écume épaisse (ou fouettez vivement).
- Servez aussitôt, surmonté de sa mousse, dans une coupe.
Comment on faisait : Le cacao se buvait froid ou tiède, jamais sucré au sucre (inconnu avant les Espagnols) : on l'aromatisait de chīlli, de vanille, d'achiote ou de fleurs. L'écume, obtenue en transvasant la boisson de haut, était la partie la plus prisée. Bien réservé. Les fèves servaient aussi de monnaie, signe de son immense valeur.
Le twist contemporain : Servez-le dans une petite coupe sombre, l'écume saupoudrée d'une pincée de piment, sous le nom de « Lune noire ».
Sources : Bernardino de Sahagún, Historia general de las cosas de Nueva España (Codex de Florence) · Sophie D. Coe & Michael D. Coe, The True History of Chocolate, Thames & Hudson
Coyolxauhqui · Charactorium


