La carte de Coyolxauhqui
Boisson cérémonielle des seigneurs et des prêtres

Cacahuatl — breuvage amer des dieux

BoissonDocumentée☕ 🌶️facile15 min

Du cacao pur battu dans l'eau avec du chīlli et un soupçon de fleur parfumée, mousseux et amer. Une boisson sacrée, sans douceur ou à peine adoucie au maguey.

Boisson cérémonielle des seigneurs et des prêtres

Du cacao pur battu dans l'eau avec du chīlli et un soupçon de fleur parfumée, mousseux et amer. Une boisson sacrée, sans douceur ou à peine adoucie au maguey.

Approche, mais sache que ce breuvage n'était point pour les humbles : seuls les seigneurs, les prêtres et les guerriers le portaient à leurs lèvres. On grille la fève précieuse, on la broie sur la pierre, on la délaie dans l'eau froide et on la verse de haut, d'un vase à l'autre, jusqu'à ce que monte une écume épaisse comme un nuage de nuit. J'y aimais la morsure du chīlli et le parfum de la fleur tlilxochitl ; le sucre, on n'en connaissait point — l'amertume était sa noblesse. Bois lentement : ce noir breuvage tient éveillé celui qui veille la nuit, qui est mon royaume.
Coyolxauhqui
Ingrédients
  • Fèves de cacao grillées et mouluesune bonne mesure (base amère)
  • Eauà volonté (liquide)
  • Chīlli mouluune pincée (piquant)
  • Fleur de vanille (tlilxochitl)un fragment (parfum)
  • Achioteune pointe (couleur rouge sang (facultatif))
  • Sirop de magueyun filet (facultatif) (adoucir légèrement)
Comment on faisait : Le cacao se buvait froid ou tiède, jamais sucré au sucre (inconnu avant les Espagnols) : on l'aromatisait de chīlli, de vanille, d'achiote ou de fleurs. L'écume, obtenue en transvasant la boisson de haut, était la partie la plus prisée. Bien réservé. Les fèves servaient aussi de monnaie, signe de son immense valeur.
Sources : Bernardino de Sahagún, Historia general de las cosas de Nueva España (Codex de Florence) · Sophie D. Coe & Michael D. Coe, The True History of Chocolate, Thames & Hudson

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