retournerLe mate amargo (la ronda de mate)
Le mate amargo (la ronda de mate)
Pourquoi ce plat ? Comme la plupart des Argentins, Cristina boit du mate du matin au soir. On l'a vue le préparer jusque dans les couloirs de la Casa Rosada et dans son Patagonie natale de Santa Cruz : c'est le geste populaire qui la rattache au peuple argentin dont elle se réclame.
Une infusion chaude et amère de yerba mate, bue à la paille métallique (bombilla) dans une calebasse (mate). On la rallonge d'eau encore et encore, et surtout on se la passe à la ronde : un seul récipient pour tout le groupe, rechargé par le cebador.
Mirá, acá el mate no se le niega a nadie — chez nous, on ne refuse jamais un mate. Je remplis la calebasse aux trois quarts de yerba, je penche les feuilles, et l'eau ne doit JAMAIS bouillir, compañero, sinon tu brûles le mate et tu n'es plus personne. Le premier amer est pour moi qui prépare, c'est la règle. Et puis on tourne, chacun son tour, la même bombilla pour tous : voilà ce que c'est, l'Argentine — on partage la même calebasse, riches et humbles, c'est ça le peuple.
- •Yerba mate — de quoi remplir la calebasse aux trois quarts (base, amertume)
- •Eau chaude non bouillante — à volonté (infusion)
Le mate amargo (la ronda de mate)
Une infusion chaude et amère de yerba mate, bue à la paille métallique (bombilla) dans une calebasse (mate). On la rallonge d'eau encore et encore, et surtout on se la passe à la ronde : un seul récipient pour tout le groupe, rechargé par le cebador.
Pourquoi ce plat ? Comme la plupart des Argentins, Cristina boit du mate du matin au soir. On l'a vue le préparer jusque dans les couloirs de la Casa Rosada et dans son Patagonie natale de Santa Cruz : c'est le geste populaire qui la rattache au peuple argentin dont elle se réclame.
Mirá, acá el mate no se le niega a nadie — chez nous, on ne refuse jamais un mate. Je remplis la calebasse aux trois quarts de yerba, je penche les feuilles, et l'eau ne doit JAMAIS bouillir, compañero, sinon tu brûles le mate et tu n'es plus personne. Le premier amer est pour moi qui prépare, c'est la règle. Et puis on tourne, chacun son tour, la même bombilla pour tous : voilà ce que c'est, l'Argentine — on partage la même calebasse, riches et humbles, c'est ça le peuple.
Ingrédients (version d’époque)
- Yerba mate — de quoi remplir la calebasse aux trois quarts (base, amertume)
- Eau chaude non bouillante — à volonté (infusion)
Ingrédients
- Yerba mate (sans tige ou avec, selon le goût) — 50 g (≈ ¾ de la calebasse) (base, amertume)
- Eau chauffée à 75–80 °C — 1 thermos (≈ 1 L) (infusion répétée)
Préparation
- Remplir la calebasse aux trois quarts de yerba mate.
- Boucher l'ouverture avec la main, retourner la calebasse pour secouer la poudre la plus fine vers le haut, puis la repencher : on forme un talus de yerba d'un côté.
- Verser un filet d'eau tiède au creux laissé libre pour humidifier la yerba sans la noyer.
- Glisser la bombilla dans ce creux, sans plus la bouger ensuite.
- Verser l'eau à 75–80 °C (jamais bouillante) toujours au même endroit, et boire jusqu'au bruit du fond.
- Recharger en eau et faire tourner : chaque personne boit tout, puis rend la calebasse au cebador.
Comment on faisait : Le mate vient des Guaranís, qui consommaient déjà la yerba bien avant l'arrivée des Espagnols. Les jésuites en organisèrent la culture au XVIIe siècle, et la boisson devint le marqueur identitaire de tout le Cône Sud (Argentine, Uruguay, Paraguay, sud du Brésil). Boire amargo (sans sucre) est la tradition la plus répandue à Buenos Aires et en Patagonie.
Le twist contemporain : Pour les palais qui débutent, on peut le servir avec une pelure de citron ou quelques feuilles de menthe (le « tereré » se boit même glacé l'été) — mais les puristes argentins lèveront un sourcil.
Cristina Kirchner · Charactorium





