retournerMouton rôti du banquet (la « forêt de viande »)
Mouton rôti du banquet (la « forêt de viande »)
Pourquoi ce plat ? La légende du roi Zhou et de Daji parle d'une « forêt de viande » (ròu lín) : des quartiers de gibier et de bétail pendus aux arbres autour d'un étang de vin, pour des orgies sans fin. Cette pièce rôtie, lente et parfumée, évoque ces banquets de démesure où le ding débordait pendant que le peuple Shang affamait.
Une épaule de mouton frottée de sel, de gingembre et de cannelle de Chine, arrosée de vin de millet et longuement rôtie jusqu'à ce que la chair se détache. Une viande de rang royal, fumée et fondante, telle qu'on l'aurait empilée pour les festins maudits de Zhaoge.
Toi qui me juges, regarde plutôt cette chair. Mon roi a fait pendre les bêtes aux branches comme une forêt, et creuser un étang où le vin clapotait à nos pieds — pourquoi nous priver, puisque le Ciel nous l'accordait ? On frotte le mouton de sel et d'écorce de cannelier, on l'arrose de vin de millet, et on le laisse au feu jusqu'à ce qu'il cède sous le doigt. Mange à t'en étourdir : les rois tombent, mais le souvenir de mes festins, lui, ne s'éteint pas.
- •Épaule de mouton — une pièce entière (viande de banquet)
- •Sel — généreusement (assaisonnement, conservation)
- •Gingembre frais — quelques racines (parfum)
- •Écorce de cannelier de Chine (cassia) — deux morceaux (aromate)
- •Vin de millet (jiǔ) — un bol (arrosage, attendrir)
- •Poivre de Sichuan — une pincée (épice piquante locale)
Mouton rôti du banquet (la « forêt de viande »)
Une épaule de mouton frottée de sel, de gingembre et de cannelle de Chine, arrosée de vin de millet et longuement rôtie jusqu'à ce que la chair se détache. Une viande de rang royal, fumée et fondante, telle qu'on l'aurait empilée pour les festins maudits de Zhaoge.
Pourquoi ce plat ? La légende du roi Zhou et de Daji parle d'une « forêt de viande » (ròu lín) : des quartiers de gibier et de bétail pendus aux arbres autour d'un étang de vin, pour des orgies sans fin. Cette pièce rôtie, lente et parfumée, évoque ces banquets de démesure où le ding débordait pendant que le peuple Shang affamait.
Toi qui me juges, regarde plutôt cette chair. Mon roi a fait pendre les bêtes aux branches comme une forêt, et creuser un étang où le vin clapotait à nos pieds — pourquoi nous priver, puisque le Ciel nous l'accordait ? On frotte le mouton de sel et d'écorce de cannelier, on l'arrose de vin de millet, et on le laisse au feu jusqu'à ce qu'il cède sous le doigt. Mange à t'en étourdir : les rois tombent, mais le souvenir de mes festins, lui, ne s'éteint pas.
Ingrédients (version d’époque)
- Épaule de mouton — une pièce entière (viande de banquet)
- Sel — généreusement (assaisonnement, conservation)
- Gingembre frais — quelques racines (parfum)
- Écorce de cannelier de Chine (cassia) — deux morceaux (aromate)
- Vin de millet (jiǔ) — un bol (arrosage, attendrir)
- Poivre de Sichuan — une pincée (épice piquante locale)
Ingrédients
- Épaule de mouton ou d'agneau avec os — 1,5 à 2 kg (viande de banquet)
- Gros sel — 2 c. à soupe (assaisonnement)
- Gingembre frais — 1 grosse racine, en tranches (parfum)
- Bâton de cannelle de Chine (cassia) — 1 (aromate)
- Vin de riz de cuisine (ou bouillon) — 200 ml (arrosage)
- Poivre de Sichuan — 1 c. à café (épice piquante locale)
Préparation
- Frottez l'épaule de mouton de gros sel et de poivre de Sichuan concassé, glissez des tranches de gingembre dans les replis.
- Laissez reposer 1 h à température ambiante.
- Déposez la viande dans une cocotte ou un plat profond avec la cannelle, versez le vin de riz au fond.
- Couvrez et rôtissez à four doux (150 °C) pendant 3 à 4 h, en arrosant toutes les 45 min avec le jus.
- Découvrez 20 min en fin de cuisson pour dorer. La chair doit se détacher de l'os. Servez en pièce centrale, à partager.
Comment on faisait : Les viandes — mouton, bœuf, porc, gibier — étaient réservées aux rituels et aux banquets de l'élite Shang, cuites dans d'imposants ding de bronze, bouillies ou rôties. Le sel et le vin de millet servaient à la fois d'assaisonnement et de conservateur ; aromates locaux (cannelle de Chine, gingembre, poivre de Sichuan) parfumaient les pièces, le piment américain étant alors inconnu en Asie.
Le twist contemporain : Dressez la viande effilochée sur une grande planche brute, branchages et jujubes autour, en clin d'œil à la « forêt de viande » — sans en faire un autel.
Daji · Charactorium





