Pommes d'Avalon au miel et à l'aubépine
Des pommes sauvages confites doucement dans le miel et l'eau de source, parfumées d'aubépine, le buisson-frontière des contes bretons. Tendres, dorées, parfumées : une offrande simple et lumineuse.
Des pommes sauvages confites doucement dans le miel et l'eau de source, parfumées d'aubépine, le buisson-frontière des contes bretons. Tendres, dorées, parfumées : une offrande simple et lumineuse.
Approche sans crainte, enfant du monde d'en haut. Ces pommes-là, je les ai cueillies sur l'île que vous nommez Avalon, l'île aux vergers que nul automne ne flétrit. Je les laisse fondre dans le miel de mes ruches et l'eau de ma source, le temps qu'il faut pour qu'elles deviennent dorées comme le fourreau d'Excalibur. Dépose-les au bord de l'onde avant d'y goûter : ainsi l'on remercie celles qui veillent sous les eaux.
- •Pommes sauvages (ou de verger ancien) — une pleine corbeille (fruit-cœur de l'offrande)
- •Miel sauvage de bruyère — à généreuse cuillerée (sucre et liant)
- •Eau de source vive — de quoi couvrir le fond (bain de cuisson)
- •Fleurs et jeunes feuilles d'aubépine — une poignée (parfum de la forêt)
Pommes d'Avalon au miel et à l'aubépine
Des pommes sauvages confites doucement dans le miel et l'eau de source, parfumées d'aubépine, le buisson-frontière des contes bretons. Tendres, dorées, parfumées : une offrande simple et lumineuse.
Pourquoi ce plat ? Avalon, l'île où la Dame conduit Arthur mourant, signifie littéralement « l'île aux pommes » dans la tradition celtique. Déposer des pommes au miel au bord du lac, c'est honorer ce passage entre le monde des mortels et le royaume des fées — le geste même de la Dame du Lac.
Approche sans crainte, enfant du monde d'en haut. Ces pommes-là, je les ai cueillies sur l'île que vous nommez Avalon, l'île aux vergers que nul automne ne flétrit. Je les laisse fondre dans le miel de mes ruches et l'eau de ma source, le temps qu'il faut pour qu'elles deviennent dorées comme le fourreau d'Excalibur. Dépose-les au bord de l'onde avant d'y goûter : ainsi l'on remercie celles qui veillent sous les eaux.
Ingrédients (version d’époque)
- Pommes sauvages (ou de verger ancien) — une pleine corbeille (fruit-cœur de l'offrande)
- Miel sauvage de bruyère — à généreuse cuillerée (sucre et liant)
- Eau de source vive — de quoi couvrir le fond (bain de cuisson)
- Fleurs et jeunes feuilles d'aubépine — une poignée (parfum de la forêt)
Ingrédients
- Pommes reinettes ou belle de Boskoop — 6 (fruit principal)
- Miel (bruyère ou châtaignier) — 4 c. à soupe (sucre et glaçage)
- Eau — 10 cl (bain de cuisson)
- Fleur d'aubépine séchée (ou à défaut tilleul) — 1 c. à café (parfum floral)
- Beurre — 20 g (moelleux (Bretagne laitière))
Préparation
- Lave les pommes, retire le cœur sans les peler entièrement et entaille-les en couronne.
- Dépose-les serrées dans un plat, verse l'eau au fond, nappe chaque pomme de miel et pose une noisette de beurre dessus.
- Parsème de fleurs d'aubépine et enfourne à 180 °C pendant 30 à 35 min, en arrosant deux fois du jus de cuisson.
- Laisse tiédir : le miel doit napper les pommes d'un voile brillant. Sers tiède, arrosé du sirop du plat.
Comment on faisait : On ignorait le sucre de canne dans la Bretagne médiévale du commun : le miel était LE sucrant, et les pommes, abondantes, se conservaient et se cuisaient sous la cendre ou au four à pain. L'aubépine, arbuste des haies et des seuils, était réputée protectrice — on en mettait aux portes comme aux lisières des forêts féeriques.
Le twist contemporain : Sers chaque pomme sur un miroir d'eau gélifiée légèrement teintée de bleu pour évoquer le lac, et glisse un éclat d'amande grillée en « lame » plantée dans le fruit.
Dame du Lac · Charactorium
