La carte de Dogen
Shukuza (repas du matin au monastère)

Okayu — bouillie de riz du matin

QuotidienDocumentée🍄facile1 h

Une bouillie de riz longuement frémie dans un bouillon d'algue kombu, douce et réconfortante, relevée d'une pincée de sel et de quelques graines de sésame. Le mets le plus simple du monastère — et celui que Dōgen jugeait digne d'une attention totale.

Shukuza (repas du matin au monastère)

Une bouillie de riz longuement frémie dans un bouillon d'algue kombu, douce et réconfortante, relevée d'une pincée de sel et de quelques graines de sésame. Le mets le plus simple du monastère — et celui que Dōgen jugeait digne d'une attention totale.

Écoute bien, toi qui passes : ne crois pas que laver le riz du matin soit une tâche basse. Quand je veillais sur la marmite, je tenais ma propre vie entre mes mains, car le grain bouilli est ce qui soutient le corps assis en zazen. Verse l'eau de l'algue, laisse frémir sans hâte, ne quitte pas la flamme des yeux — ton esprit dans la marmite, et la marmite dans ton esprit. Une seule pincée de sel suffit ; le reste, c'est l'attention qui l'assaisonne.
Dogen
Ingrédients
  • Riz blancune poignée par moine (base nourrissante)
  • Algue kombu séchéeun morceau de la main (umami du bouillon)
  • Eau de sourceen abondance (cuisson lente)
  • Selune pincée (assaisonnement discret)
  • Graines de sésame grilléesquelques-unes (garniture)
Comment on faisait : Au monastère, l'okayu était mangée à l'aube après la première méditation, dans le bol principal de l'ōryōki. On nettoyait ensuite ce bol avec un peu d'eau chaude et un morceau de légume, eau que l'on buvait pour ne rien gaspiller.
Sources : Dōgen, Tenzo Kyōkun (Instructions au cuisinier zen), XIIIe s. · Dōgen, Shōbōgenzō

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