Soð de mouton du blót
De généreux morceaux de mouton longuement bouillis avec poireaux sauvages, oignon, baies de genièvre et angélique, jusqu'à ce que la chair se détache. Le bouillon parfumé (soð) se boit ou se verse sur le pain.
De généreux morceaux de mouton longuement bouillis avec poireaux sauvages, oignon, baies de genièvre et angélique, jusqu'à ce que la chair se détache. Le bouillon parfumé (soð) se boit ou se verse sur le pain.
Quand le sang chaud (lá) coule en nous et que le souffle (önd) nous emplit, c'est jour de fête au foyer. Pends le chaudron à la chaîne, au-dessus du feu, et donne-lui le temps — la bonne viande ne se presse pas. J'y jette le poireau, la baie noire du genévrier, le brin d'angélique cueilli au bord de l'eau. Quand la chair tombe de l'os, on partage : à chacun sa part selon son rang, et le bouillon se boit à même l'écuelle. Ainsi mangent ceux qui descendent de nous.
- •Épaule ou collier de mouton avec os — une grosse pièce (base)
- •Poireaux sauvages — une botte (aromate)
- •Oignon — deux (aromate)
- •Baies de genièvre — une poignée (parfum)
- •Angélique sauvage (kvann) — quelques tiges (parfum)
- •Sel marin — à la main (assaisonnement)
Soð de mouton du blót
De généreux morceaux de mouton longuement bouillis avec poireaux sauvages, oignon, baies de genièvre et angélique, jusqu'à ce que la chair se détache. Le bouillon parfumé (soð) se boit ou se verse sur le pain.
Pourquoi ce plat ? Ask et Embla sont les ancêtres autour desquels se rassemble toute l'humanité : le grand festin communautaire, où l'on bout la viande de l'animal offert aux dieux et où chacun reçoit sa part, prolonge cette idée d'une famille humaine née d'un même couple. La marmite commune est le cœur de la salle.
Quand le sang chaud (lá) coule en nous et que le souffle (önd) nous emplit, c'est jour de fête au foyer. Pends le chaudron à la chaîne, au-dessus du feu, et donne-lui le temps — la bonne viande ne se presse pas. J'y jette le poireau, la baie noire du genévrier, le brin d'angélique cueilli au bord de l'eau. Quand la chair tombe de l'os, on partage : à chacun sa part selon son rang, et le bouillon se boit à même l'écuelle. Ainsi mangent ceux qui descendent de nous.
Ingrédients (version d’époque)
- Épaule ou collier de mouton avec os — une grosse pièce (base)
- Poireaux sauvages — une botte (aromate)
- Oignon — deux (aromate)
- Baies de genièvre — une poignée (parfum)
- Angélique sauvage (kvann) — quelques tiges (parfum)
- Sel marin — à la main (assaisonnement)
Ingrédients
- Épaule de mouton ou d'agneau avec os — 1,2 kg (base)
- Poireaux — 2 (aromate)
- Oignons — 2 (aromate)
- Baies de genièvre — 1 c. à soupe, écrasées (parfum)
- Graines d'aneth ou branches d'aneth frais — 1 c. à café / quelques tiges (parfum)
- Sel — 2 c. à café (assaisonnement)
- Eau — 2,5 L (bouillon)
Préparation
- Mettre la viande dans une grande marmite, couvrir d'eau froide, porter doucement à frémissement et écumer.
- Ajouter oignons coupés en deux, baies de genièvre écrasées et sel. Couvrir et laisser cuire à petit frémissement 2 heures.
- Ajouter les poireaux en tronçons et l'aneth, poursuivre 30 à 45 minutes jusqu'à ce que la chair se détache de l'os.
- Rectifier le sel. Sortir la viande, la défaire en gros morceaux.
- Servir la viande dans des écuelles, arroser du bouillon chaud, accompagner de pain plat d'orge pour saucer.
Comment on faisait : Lors des blót (sacrifices), l'animal offert aux dieux était ensuite cuit et partagé par la communauté — un repas autant religieux que social. La cuisson dominante était l'ébullition au chaudron suspendu au-dessus du feu central, plus économe en bois que le rôti. Le bouillon, précieux, n'était jamais jeté.
Le twist contemporain : Servir le soð en bol à part comme un consommé d'ouverture, et présenter la viande effilochée sur le flatbrauð avec quelques baies de genièvre entières en décor.
Embla · Charactorium