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Mues d'avoine au lait et au miel
Pourquoi ce plat ? Avant de monter aux pâturages tendre son arc derrière le chamois, l'homme d'Uri se cale l'estomac d'une bouillie chaude de céréales et de lait : nourrissante, bon marché, faite des seules ressources de la ferme alpine.
Une bouillie crémeuse d'avoine cuite longuement dans le lait, adoucie d'une cuillère de miel et d'un peu de beurre fondu. Le déjeuner réconfortant des montagnards avant l'effort.
Écoute bien, l'ami : avant que le jour ne blanchisse les cimes, ma mère mettait l'avoine au lait sur les braises et touillait sans relâche, sinon ça attache au chaudron, et gare aux taloches. On y noyait une larme de miel des ruches et une noix de beurre frais — point de sucre fin chez nous, le miel suffit au pauvre. Avale-en un bon bol, garçon, car celui qui veut suivre le chamois dans les rochers doit avoir le ventre chaud et le bras ferme. Moi, je n'ai jamais grimpé l'estomac vide, et ma flèche s'en est toujours souvenue.
- •Flocons ou gruau d'avoine — deux poignées (base céréalière)
- •Lait entier de vache d'alpage — un grand bol (liquide de cuisson)
- •Miel de montagne — une cuillerée (douceur)
- •Beurre frais — une noix (richesse)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Mues d'avoine au lait et au miel
Une bouillie crémeuse d'avoine cuite longuement dans le lait, adoucie d'une cuillère de miel et d'un peu de beurre fondu. Le déjeuner réconfortant des montagnards avant l'effort.
Pourquoi ce plat ? Avant de monter aux pâturages tendre son arc derrière le chamois, l'homme d'Uri se cale l'estomac d'une bouillie chaude de céréales et de lait : nourrissante, bon marché, faite des seules ressources de la ferme alpine.
Écoute bien, l'ami : avant que le jour ne blanchisse les cimes, ma mère mettait l'avoine au lait sur les braises et touillait sans relâche, sinon ça attache au chaudron, et gare aux taloches. On y noyait une larme de miel des ruches et une noix de beurre frais — point de sucre fin chez nous, le miel suffit au pauvre. Avale-en un bon bol, garçon, car celui qui veut suivre le chamois dans les rochers doit avoir le ventre chaud et le bras ferme. Moi, je n'ai jamais grimpé l'estomac vide, et ma flèche s'en est toujours souvenue.
Ingrédients (version d’époque)
- Flocons ou gruau d'avoine — deux poignées (base céréalière)
- Lait entier de vache d'alpage — un grand bol (liquide de cuisson)
- Miel de montagne — une cuillerée (douceur)
- Beurre frais — une noix (richesse)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Flocons d'avoine — 80 g (base céréalière)
- Lait entier — 400 ml (liquide de cuisson)
- Miel — 1 à 2 c. à soupe (douceur)
- Beurre — 15 g (richesse)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
Préparation
- Porter le lait à frémissement avec la pincée de sel.
- Verser les flocons d'avoine en pluie et baisser le feu.
- Cuire 10 à 15 min à feu doux en remuant souvent pour éviter que ça n'attache.
- Hors du feu, incorporer le beurre puis le miel.
- Servir bien chaud dans un bol, avec un filet de miel supplémentaire si l'on aime.
Comment on faisait : Dans les fermes alpines, ces bouillies de céréales (avoine, orge, parfois millet) cuites au lait constituaient l'ossature de l'alimentation quotidienne. On les préparait au chaudron sur le foyer, et le miel remplaçait le sucre, denrée rare et coûteuse au Moyen Âge.
Le twist contemporain : Sur la bouillie tiède, quelques lamelles de pomme fraîche et un trait de miel cristallisé : un clin d'œil à la pomme légendaire de Tell, dès le petit-déjeuner.
Guillaume Tell · Charactorium





