Thé vert Longjing infusé en verre (龙井茶, lóngjǐngchá)
Des feuilles plates de thé vert Longjing infusées directement dans un verre, sans filtre, à l'eau pas trop chaude. La liqueur jaune-vert est douce, herbacée, avec une amertume noble et une rondeur umami (la « fraîcheur » du thé). On la sirote lentement, en rajoutant de l'eau sur les mêmes feuilles.
Des feuilles plates de thé vert Longjing infusées directement dans un verre, sans filtre, à l'eau pas trop chaude. La liqueur jaune-vert est douce, herbacée, avec une amertume noble et une rondeur umami (la « fraîcheur » du thé). On la sirote lentement, en rajoutant de l'eau sur les mêmes feuilles.
Pendant une partie, mes mains ont besoin d'occupation et mon esprit d'un fil à quoi se tenir : un verre de thé fait les deux. On ne le noie pas dans l'eau bouillante — ça brûle les feuilles et ça devient trop amer ; on laisse l'eau retomber un peu d'abord. Les feuilles de Longjing dansent et descendent doucement au fond, et tant qu'il reste de la couleur, je rallonge d'eau chaude. Une partie, c'est trois ou quatre verres sur les mêmes feuilles — et le temps de réfléchir entre deux gorgées.
- •Thé vert Longjing (feuilles plates) — une pincée (infusion)
- •Eau de source — un verre (support, idéalement légèrement refroidie)
Thé vert Longjing infusé en verre (龙井茶, lóngjǐngchá)
Des feuilles plates de thé vert Longjing infusées directement dans un verre, sans filtre, à l'eau pas trop chaude. La liqueur jaune-vert est douce, herbacée, avec une amertume noble et une rondeur umami (la « fraîcheur » du thé). On la sirote lentement, en rajoutant de l'eau sur les mêmes feuilles.
Pourquoi ce plat ? Le thé est le compagnon silencieux du joueur d'échecs : il occupe les mains pendant la réflexion, hydrate sans alourdir et soutient la concentration sur des parties de plusieurs heures. Le Longjing, grand thé vert chinois, est le plus emblématique du pays — une tasse posée près de l'échiquier est presque une image d'Épinal du jeu en Chine.
Pendant une partie, mes mains ont besoin d'occupation et mon esprit d'un fil à quoi se tenir : un verre de thé fait les deux. On ne le noie pas dans l'eau bouillante — ça brûle les feuilles et ça devient trop amer ; on laisse l'eau retomber un peu d'abord. Les feuilles de Longjing dansent et descendent doucement au fond, et tant qu'il reste de la couleur, je rallonge d'eau chaude. Une partie, c'est trois ou quatre verres sur les mêmes feuilles — et le temps de réfléchir entre deux gorgées.
Ingrédients (version d’époque)
- Thé vert Longjing (feuilles plates) — une pincée (infusion)
- Eau de source — un verre (support, idéalement légèrement refroidie)
Ingrédients
- Thé vert Longjing (ou autre vert chinois de qualité) — 3 g (1 c. à café bombée) (infusion)
- Eau filtrée à ~80 °C — 200 ml (infusion douce sans amertume brûlée)
Préparation
- Faire bouillir l'eau puis la laisser retomber à environ 80 °C (1-2 min hors du feu) : l'eau bouillante « cuirait » les feuilles.
- Déposer les feuilles au fond d'un verre transparent.
- Verser d'abord un fond d'eau pour humidifier les feuilles, faire tourner, puis compléter le verre.
- Laisser les feuilles s'ouvrir et descendre 1 à 2 min ; boire en laissant les feuilles au fond.
- Rallonger d'eau chaude 2 à 3 fois sur les mêmes feuilles tant que la liqueur reste parfumée.
Comment on faisait : Le Longjing (« Puits du Dragon »), de la région de Hangzhou, est l'un des thés verts les plus réputés de Chine, apprécié des lettrés et offert dans les rencontres officielles. L'infusion directe en verre, sans théière, est la manière traditionnelle de déguster les grands thés verts pour admirer la danse des feuilles.
Le twist contemporain : Une thermos de Longjing posée au bord de l'échiquier : l'accessoire le plus chinois et le plus zen du joueur de tournoi.
Hou Yifan · Charactorium