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La souppe au vin coupé d'eau
Pourquoi ce plat ? Les chroniqueurs rapportent que Jeanne mangeait fort sobrement : du pain trempé dans du vin largement coupé d'eau, refusant les festins des capitaines. Ce geste très simple — tremper la « souppe » — était l'ordinaire des paysans lorrains et le sien jusque sous les armes.
Une tranche de gros pain de seigle posée au fond de l'écuelle, arrosée de vin rouge fortement allongé d'eau, qu'on laisse boire le liquide jusqu'à devenir tendre. Austère, désaltérante, c'est moins un plat qu'un geste quotidien.
Messire Dieu d'abord servi, et l'estomac après. Je ne suis qu'une fille des champs de Domrémy : un quignon de seigle au fond de mon écuelle, du vin que je noie de tant d'eau qu'il n'enivre point, et voilà mon ordinaire. Les capitaines me pressaient de m'asseoir à leurs grandes tables, mais je leur disais que la guerre ne se gagne pas le ventre plein de festins. Trempe ton pain comme je faisais, laisse-le boire tout son saoul, et mange en pensant à plus grand que toi.
- •Pain de seigle rassis — une grosse tranche (base à tremper)
- •Vin rouge — un fond d'écuelle (trempage)
- •Eau de source — deux à trois fois le vin (couper le vin)
La souppe au vin coupé d'eau
Une tranche de gros pain de seigle posée au fond de l'écuelle, arrosée de vin rouge fortement allongé d'eau, qu'on laisse boire le liquide jusqu'à devenir tendre. Austère, désaltérante, c'est moins un plat qu'un geste quotidien.
Pourquoi ce plat ? Les chroniqueurs rapportent que Jeanne mangeait fort sobrement : du pain trempé dans du vin largement coupé d'eau, refusant les festins des capitaines. Ce geste très simple — tremper la « souppe » — était l'ordinaire des paysans lorrains et le sien jusque sous les armes.
Messire Dieu d'abord servi, et l'estomac après. Je ne suis qu'une fille des champs de Domrémy : un quignon de seigle au fond de mon écuelle, du vin que je noie de tant d'eau qu'il n'enivre point, et voilà mon ordinaire. Les capitaines me pressaient de m'asseoir à leurs grandes tables, mais je leur disais que la guerre ne se gagne pas le ventre plein de festins. Trempe ton pain comme je faisais, laisse-le boire tout son saoul, et mange en pensant à plus grand que toi.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain de seigle rassis — une grosse tranche (base à tremper)
- Vin rouge — un fond d'écuelle (trempage)
- Eau de source — deux à trois fois le vin (couper le vin)
Ingrédients
- Pain de seigle au levain (rassis d'un jour) — 2 tranches épaisses (base)
- Vin rouge léger — 10 cl (trempage)
- Eau — 25 cl (couper le vin)
- Miel (facultatif) — 1 c. à café (adoucir, pour les enfants)
Préparation
- Coupez le pain de seigle en tranches épaisses et laissez-les sécher quelques heures.
- Mélangez le vin et l'eau dans un bol : le mélange doit être pâle, à peine teinté.
- Posez le pain au fond d'une écuelle creuse et versez le vin coupé d'eau par-dessus.
- Laissez le pain boire le liquide 2 à 3 minutes, jusqu'à ce qu'il soit tendre.
- Pour un public d'enfants, remplacez tout le vin par du jus de raisin allongé d'eau et une pointe de miel.
Comment on faisait : Tremper la « souppe » (le mot désigne d'abord la tranche de pain, pas le bouillon) était le repas universel du peuple médiéval. Le vin coupé d'eau n'était pas un luxe mais une nécessité : l'eau pure étant souvent suspecte, on l'assainissait d'un peu de vin. La frugalité de Jeanne, soulignée par ses contemporains, tranchait avec la goinfrerie des camps.
Le twist contemporain : Servez en version « enfants » avec jus de raisin tiède et miel, dans un petit bol de terre cuite : une « soupe dorée » douce qui raconte la table de Domrémy.
Sources : Procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc (témoignages sur sa sobriété) · Bruno Laurioux, Manger au Moyen Âge, Hachette, 2002
Jeanne d'Arc · Charactorium





