Les alfajores de maïzena au dulce de leche
Deux biscuits fondants à la maïzena unis par une généreuse couche de dulce de leche, roulés dans la noix de coco. Sucrerie de réserve, qui se conserve en boîte et accompagne le maté ou le café.
Deux biscuits fondants à la maïzena unis par une généreuse couche de dulce de leche, roulés dans la noix de coco. Sucrerie de réserve, qui se conserve en boîte et accompagne le maté ou le café.
Si le maté est notre amertume, le dulce de leche est notre tendresse — et nous en mettons partout, avec une constance qui confine à la manie. Ces alfajores de maïzena, friables au point de fondre presque avant la langue, se gardent quelques jours dans une boîte de fer-blanc, et il faut une certaine fermeté de caractère pour ne pas tous les manger le premier soir. On les unit de dulce, on roule la tranche dans la noix de coco râpée, et on les sert avec le maté de l'après-midi. C'est une douceur d'enfant, je l'avoue, mais j'ai toujours pensé qu'un homme garde en lui l'enfant qu'il fut.
- •Fécule de maïs (maïzena) — le double de la farine (biscuit fondant)
- •Farine de blé, beurre, jaunes d'œufs, sucre — à proportion (pâte)
- •Dulce de leche — généreusement (fourrage)
- •Noix de coco râpée — pour rouler (finition)
Les alfajores de maïzena au dulce de leche
Deux biscuits fondants à la maïzena unis par une généreuse couche de dulce de leche, roulés dans la noix de coco. Sucrerie de réserve, qui se conserve en boîte et accompagne le maté ou le café.
Pourquoi ce plat ? Le dulce de leche est l'obsession sucrée de toute l'Argentine, présent du petit-déjeuner au goûter ; ces petits gâteaux fourrés, qui se gardent plusieurs jours en boîte, incarnent la douceur domestique du monde modeste et cultivé où Borges a grandi.
Si le maté est notre amertume, le dulce de leche est notre tendresse — et nous en mettons partout, avec une constance qui confine à la manie. Ces alfajores de maïzena, friables au point de fondre presque avant la langue, se gardent quelques jours dans une boîte de fer-blanc, et il faut une certaine fermeté de caractère pour ne pas tous les manger le premier soir. On les unit de dulce, on roule la tranche dans la noix de coco râpée, et on les sert avec le maté de l'après-midi. C'est une douceur d'enfant, je l'avoue, mais j'ai toujours pensé qu'un homme garde en lui l'enfant qu'il fut.
Ingrédients (version d’époque)
- Fécule de maïs (maïzena) — le double de la farine (biscuit fondant)
- Farine de blé, beurre, jaunes d'œufs, sucre — à proportion (pâte)
- Dulce de leche — généreusement (fourrage)
- Noix de coco râpée — pour rouler (finition)
Ingrédients
- Fécule de maïs — 200 g (biscuit fondant)
- Farine de blé — 150 g (structure)
- Beurre mou — 100 g (liant)
- Sucre + jaunes d'œufs — 75 g + 2 jaunes (pâte)
- Levure chimique + zeste de citron — 1 c. à café + 1 zeste (texture et parfum)
- Dulce de leche (épais, type repostero) — 200 g (fourrage)
- Noix de coco râpée — 50 g (finition)
Préparation
- Battre le beurre mou avec le sucre, ajouter les jaunes et le zeste de citron.
- Incorporer la fécule, la farine et la levure tamisées jusqu'à une pâte souple ; laisser reposer 30 min au frais.
- Étaler à 5 mm, découper des disques de 4–5 cm et cuire à 170 °C 10–12 min sans laisser colorer (ils doivent rester pâles).
- Laisser refroidir complètement, puis garnir un disque de dulce de leche épais et coiffer d'un second.
- Rouler la tranche de dulce apparente dans la noix de coco râpée. Conserver en boîte hermétique.
Comment on faisait : Le dulce de leche se prépare en faisant lentement réduire du lait et du sucre jusqu'à caramélisation. Les alfajores, d'origine andalouse-mauresque, sont devenus en Argentine un emblème national, déclinés à la maïzena pour leur texture sablée. Leur conservation en boîte de fer-blanc en faisait une réserve de goûter pratique.
Le twist contemporain : Tremper la moitié des alfajores dans un fin glaçage et les présenter en pile, avec une étiquette manuscrite 'La biblioteca de Babel' pour jouer sur l'infini des goûters identiques.
Jorge Luis Borges · Charactorium