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Potage de poireaux et d'avoine du commun
Pourquoi ce plat ? Le poireau est l'emblème même des Bretons et des Gallois, terre des légendes d'Arthur. Ce potage simple, mangé chaque jour aux cuisines de Camelot comme dans toute la maisonnée, est l'ancêtre du cawl gallois : la nourriture de tous les jours, même dans un château.
Un brouet réconfortant de poireaux fondus et d'avoine, mijoté dans un bouillon, épaissi jusqu'à tenir la cuiller. Doux, vert et chaud — le plat du quotidien qui nourrissait toute la maisonnée royale entre deux festins.
Ne crois pas qu'un roi ne mange que paons dorés et venaison. Au matin gris, quand la brume couvre les douves, je prends comme mes gens ce brouet de poireaux que la terre de mes pères donne en abondance. On le laisse fondre tout doux dans le bouillon, on y jette l'avoine pour qu'il tienne au corps, et il réchauffe le chevalier comme le palefrenier. Mange-le chaud : c'est l'humble force du royaume.
- •Poireaux — une grosse botte (légume principal, fondu)
- •Avoine (gruau) — une poignée (épaississant nourrissant)
- •Bouillon (os, lard ou eau de cuisson) — un chaudron (liquide de base)
- •Oignons — quelques-uns (fond aromatique)
- •Sel et herbes (persil, sarriette) — à discrétion (assaisonnement)
Potage de poireaux et d'avoine du commun
Un brouet réconfortant de poireaux fondus et d'avoine, mijoté dans un bouillon, épaissi jusqu'à tenir la cuiller. Doux, vert et chaud — le plat du quotidien qui nourrissait toute la maisonnée royale entre deux festins.
Pourquoi ce plat ? Le poireau est l'emblème même des Bretons et des Gallois, terre des légendes d'Arthur. Ce potage simple, mangé chaque jour aux cuisines de Camelot comme dans toute la maisonnée, est l'ancêtre du cawl gallois : la nourriture de tous les jours, même dans un château.
Ne crois pas qu'un roi ne mange que paons dorés et venaison. Au matin gris, quand la brume couvre les douves, je prends comme mes gens ce brouet de poireaux que la terre de mes pères donne en abondance. On le laisse fondre tout doux dans le bouillon, on y jette l'avoine pour qu'il tienne au corps, et il réchauffe le chevalier comme le palefrenier. Mange-le chaud : c'est l'humble force du royaume.
Ingrédients (version d’époque)
- Poireaux — une grosse botte (légume principal, fondu)
- Avoine (gruau) — une poignée (épaississant nourrissant)
- Bouillon (os, lard ou eau de cuisson) — un chaudron (liquide de base)
- Oignons — quelques-uns (fond aromatique)
- Sel et herbes (persil, sarriette) — à discrétion (assaisonnement)
Ingrédients
- Poireaux — 4 gros (légume principal)
- Flocons ou gruau d'avoine — 60 g (liaison et tenue)
- Bouillon de volaille ou de légumes — 1,2 L (base)
- Oignon — 1 (aromatique)
- Beurre ou saindoux — 30 g (matière grasse de cuisson)
- Sel, poivre, persil et sarriette — à goût (assaisonnement)
Préparation
- Émincez finement poireaux et oignon.
- Faites-les fondre doucement 10 min dans le beurre, sans coloration, jusqu'à ce qu'ils soient tendres.
- Versez le bouillon, ajoutez l'avoine, portez à frémissement.
- Laissez mijoter 20-25 min en remuant : l'avoine épaissit le potage.
- Salez, poivrez, parsemez d'herbes hachées et servez bien chaud avec du pain bis.
Comment on faisait : Le poireau (cenhinen) est le légume identitaire des Gallois, portés à la couronne d'Arthur dans la tradition. Les potages d'avoine et de poireaux constituaient l'ordinaire de la paysannerie et de la domesticité dans toute la Grande-Bretagne médiévale, le pain et le brouet formant le socle de l'alimentation.
Le twist contemporain : Une cuillère de crème et quelques rondelles de poireau frites en garniture transforment l'humble brouet en velouté contemporain — gardez le pain bis grillé pour tremper.
Sources : Tradition du cawl gallois · Le Ménagier de Paris (vers 1393), chapitre des potages
Le Roi Arthur · Charactorium





