La carte de Mahuika
Kai aruhe (le féculent de base, le « pain » quotidien māori)

Aruhe — racine de fougère grillée et battue

QuotidienDocumentéefacile40 min

On grille le rhizome de fougère sur les braises jusqu'à ce qu'il noircisse, puis on le bat sur une pierre plate pour en détacher la moelle féculente des fibres. On mâche cette pâte tiède, légèrement amère et fumée. Geste répété chaque jour dans chaque kāinga (village).

Kai aruhe (le féculent de base, le « pain » quotidien māori)

On grille le rhizome de fougère sur les braises jusqu'à ce qu'il noircisse, puis on le bat sur une pierre plate pour en détacher la moelle féculente des fibres. On mâche cette pâte tiède, légèrement amère et fumée. Geste répété chaque jour dans chaque kāinga (village).

Approche, mokopuna, petit-enfant de la longue terre blanche, et regarde le bout de mes doigts : c'est là que je garde le feu. Sans lui, cette racine de fougère que ton peuple déterre te briserait les dents. Pose-la sur les braises que je t'ai données, attends qu'elle noircisse, puis bats-la sur la pierre jusqu'à ce que la moelle se sépare des fibres. Mâche lentement : l'amertume, c'est le goût de la patience, et la patience, c'est ce qui nourrit un peuple.
Mahuika
Ingrédients
  • Rhizome de fougère aigle (aruhe)quelques racines bien charnues (féculent de base)
  • Braises de bois durun lit de braises vives (cuisson)
  • Eau de sourceun peu (pour humecter et assouplir)
Comment on faisait : L'aruhe était récolté à la bêche de bois (kō), séché, puis grillé et battu sur une pierre (le geste du « patu aruhe »). Riche en amidon mais fibreux et amer, il constituait l'apport calorique principal là où le kūmara ne poussait pas. On sait aujourd'hui que la fougère aigle contient des composés toxiques : on le mentionne par respect historique, sans le recommander.

Voir aussi