La carte de Mahuika
Te kai a te marae (le festin communautaire de l'umu)

Hāngī — kūmara, manu et kaimoana au four de terre

FestifDocumentée🍄 🧂moyen2 h 30

Dans une fosse, on chauffe des pierres à blanc, on les couvre de feuilles vertes mouillées, puis de kūmara, taro, oiseaux et poissons, et enfin de terre. La vapeur emprisonnée cuit le tout des heures durant, donnant une chair fondante et fumée. C'est le mets des grandes occasions, des mariages aux tangihanga (deuils).

Te kai a te marae (le festin communautaire de l'umu)

Dans une fosse, on chauffe des pierres à blanc, on les couvre de feuilles vertes mouillées, puis de kūmara, taro, oiseaux et poissons, et enfin de terre. La vapeur emprisonnée cuit le tout des heures durant, donnant une chair fondante et fumée. C'est le mets des grandes occasions, des mariages aux tangihanga (deuils).

Écoute bien, car ceci est l'histoire de mon feu : le rusé Māui m'a soutiré mes flammes une à une, ongle après ongle, jusqu'à ce que je jette la dernière étincelle dans le kaikōmako. C'est de ce bois que ton peuple tire désormais le feu pour chauffer les pierres du hāngī. Couche le kūmara, l'oiseau gras et le poisson sur les pierres brûlantes, recouvre de feuilles et de terre, et laisse monter la vapeur comme le souffle de la Terre-Mère. Quand tu ouvriras la fosse, la fumée qui s'élèvera, ce sera mon souvenir.
Mahuika
Ingrédients
  • Kūmara (patate douce, apportée par les ancêtres polynésiens)à volonté (féculent doux)
  • Taroquelques tubercules (féculent)
  • Oiseaux gras (kererū, weka)selon la chasse (viande festive)
  • Anguille (tuna) et poisson de merselon la pêche (umami marin)
  • Pierres de rivière, feuilles vertes, eauce qu'il faut (cuisson vapeur)
Comment on faisait : Le hāngī authentique se cuit dans une fosse (umu) : pierres chauffées au feu de bois pendant des heures, recouvertes de feuilles vert mouillé (souvent harakeke ou fougère), de paniers de kai, puis scellées de terre. La cuisson lente à la vapeur, sans contact direct avec la flamme, donne une saveur fumée caractéristique. Le kūmara, apporté par les premiers navigateurs polynésiens, est bien attesté avant tout contact européen.