La carte de Marc Antoine
Ration de campagne (cibaria militaria)

Bucellatum, biscuit de marche du soldat

VoyageReconstitution🧂moyen1 h 30

Galettes de farine d'épeautre et de sel, cuites puis re-séchées au four jusqu'à devenir dures comme pierre. Le « biscuit » (bis coctus, deux fois cuit) qui voyageait dans la besace du légionnaire et se ramollissait dans l'eau ou le vin.

Ration de campagne (cibaria militaria)

Galettes de farine d'épeautre et de sel, cuites puis re-séchées au four jusqu'à devenir dures comme pierre. Le « biscuit » (bis coctus, deux fois cuit) qui voyageait dans la besace du légionnaire et se ramollissait dans l'eau ou le vin.

Dans le désert des Parthes, j'ai vu mes hommes périr faute de pain — un général n'oublie jamais cela. Ce bucellatum, on le cuit deux fois pour qu'il dure jusqu'au bout du monde : dur sous la dent, certes, mais trempé dans l'eau ou le vin il redonne des forces à qui n'a plus rien. J'en ai gardé moi-même dans ma besace, comme le dernier des soldats. Retiens ceci, ami : une armée marche sur son ventre, et la gloire ne nourrit personne.
Marc Antoine
Ingrédients
  • Farine d'épeautreà volonté (base)
  • Eaupour une pâte ferme (liant)
  • Selune bonne pincée (goût et conservation)
Comment on faisait : Le pain deux fois cuit était la ration de longue conservation des armées antiques et médiévales (panis bucellatus, ancêtre du « biscuit de mer »). Sec, il résistait à la moisissure pendant des semaines. Les soldats le réhydrataient dans le posca (eau vinaigrée) ou le bouillon. L'expédition parthe d'Antoine en 36 av. J.-C. tourna au désastre logistique, illustrant à quel point le ravitaillement décidait du sort des campagnes.
Sources : Pline l'Ancien, Histoire naturelle, XVIII · Végèce, De re militari (sur le ravitaillement des armées)