La carte de Olokun
Ẹja gbígbẹ (provision de poisson séché pour la saison)

Ẹja yíyan — poisson fumé et salé au sel marin

ConservationDocumentée🧂 🍄moyen2 h 30

Des poissons entiers frottés de sel marin puis lentement fumés jusqu'à devenir ambrés, secs et concentrés. Salé, profondément umami, c'est l'âme fumée qui se cache au fond de presque toutes les soupes de la côte.

Ẹja gbígbẹ (provision de poisson séché pour la saison)

Des poissons entiers frottés de sel marin puis lentement fumés jusqu'à devenir ambrés, secs et concentrés. Salé, profondément umami, c'est l'âme fumée qui se cache au fond de presque toutes les soupes de la côte.

Tu crois que je t'ai trop donné aujourd'hui ? Ne gâche rien de ce que mes filets t'ont laissé. Frotte le poisson de sel pris à mes vagues, suspends-le au-dessus de la braise lente, et laisse la fumée le tanner comme le soleil tanne le pêcheur. Demain, dans un mois, quand la mer sera mauvaise et les paniers vides, ce poisson-là chantera encore dans ta marmite — et tu te souviendras que l'abondance se garde, elle ne se jette pas.
Olokun
Ingrédients
  • Poissons entiers (poisson-chat, machoiron)la prise du jour (matière à conserver)
  • Sel maringénéreusement (salaison, conservation)
  • Bois et braise pour fumagece qu'il faut (fumage lent)
Comment on faisait : Le long du littoral, le poisson était fumé sur des claies de bois (banda) au-dessus de braises de bois dur, parfois plusieurs jours, jusqu'à dessiccation complète. Salé puis fumé, il se gardait toute la saison des pluies, quand la pêche devenait impossible, et constituait la principale réserve de protéines et l'arôme fondamental des sauces.

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