Criquets rôtis au miel sauvage et au cumin
Des criquets séchés puis rôtis croustillants, glacés au miel et relevés de cumin et de sel — l'en-cas protéiné des bergers et des ermites du désert de Judée, qui se conserve et se grignote en route, joint à une bouchée de pain.
Des criquets séchés puis rôtis croustillants, glacés au miel et relevés de cumin et de sel — l'en-cas protéiné des bergers et des ermites du désert de Judée, qui se conserve et se grignote en route, joint à une bouchée de pain.
Tu frémis ? Pourtant les hommes du désert connaissaient bien mes légions. Quand mes sauterelles s'abattent, elles dévorent — mais l'homme avisé les ramasse au matin engourdi, leur ôte ailes et pattes, et les passe au feu jusqu'à ce qu'elles craquent. Un peu de miel, une pincée de cette poudre amère que vous nommez cumin, et le fléau devient festin du pauvre. Le berger en remplissait sa besace pour la longue marche. Ce que je détruis, regarde : l'affamé en fait son pain.
- •Criquets (sauterelles autorisées) — une bonne poignée (protéine)
- •Miel sauvage — un trait (glaçage, signature)
- •Cumin — une pincée (épice de fond)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Criquets rôtis au miel sauvage et au cumin
Des criquets séchés puis rôtis croustillants, glacés au miel et relevés de cumin et de sel — l'en-cas protéiné des bergers et des ermites du désert de Judée, qui se conserve et se grignote en route, joint à une bouchée de pain.
Pourquoi ce plat ? Dans la vision, Abaddon commande les sauterelles dévastatrices sorties de l'Abîme (Ap 9,3-11). Mais le criquet est aussi nourriture : la Loi (Lévitique 11,22) autorise à manger certaines sauterelles, et les ascètes du désert, comme Jean le Baptiste, vivaient de 'criquets et de miel sauvage'. Le fléau d'Abaddon devient ici provision du marcheur.
Tu frémis ? Pourtant les hommes du désert connaissaient bien mes légions. Quand mes sauterelles s'abattent, elles dévorent — mais l'homme avisé les ramasse au matin engourdi, leur ôte ailes et pattes, et les passe au feu jusqu'à ce qu'elles craquent. Un peu de miel, une pincée de cette poudre amère que vous nommez cumin, et le fléau devient festin du pauvre. Le berger en remplissait sa besace pour la longue marche. Ce que je détruis, regarde : l'affamé en fait son pain.
Ingrédients (version d’époque)
- Criquets (sauterelles autorisées) — une bonne poignée (protéine)
- Miel sauvage — un trait (glaçage, signature)
- Cumin — une pincée (épice de fond)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Criquets comestibles séchés (vendus en épicerie d'insectes alimentaires) — 60 g (protéine croustillante)
- Miel — 2 c. à café (glaçage, signature)
- Cumin moulu — 1/2 c. à café (épice)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
- Huile d'olive — 1 c. à café (rôtissage)
- Pain d'orge ou pita, en accompagnement — à part (support)
Préparation
- Si les criquets ne sont pas déjà nettoyés, retirer ailes et grosses pattes.
- Les faire revenir 3-4 min à la poêle avec l'huile d'olive jusqu'à ce qu'ils soient bien croustillants.
- Hors du feu, ajouter cumin et sel, mélanger.
- Verser le miel et remuer rapidement pour glacer, sur feu très doux 30 secondes.
- Laisser refroidir : ils durcissent et croquent. Grignoter tels quels ou jointe à une bouchée de pain.
Comment on faisait : Manger des criquets est attesté de longue date au Proche-Orient : le Lévitique les distingue comme purs, et les sources gréco-romaines comme Pline rapportent leur consommation rôtie ou séchée. Les communautés ascétiques du désert (Esséniens proches de Qumrân, prédicateurs comme Jean le Baptiste) en faisaient une ressource de subsistance avec le miel. On les séchait au soleil pour les conserver.
Le twist contemporain : Les servir à l'apéritif dans une coupelle noire sous le nom 'légion de l'Abîme', avec une note expliquant la permission du Lévitique — toujours un succès auprès des curieux dès 12 ans.
Sources : Lévitique 11,22 · Évangile de Marc 1,6 (Jean-Baptiste : criquets et miel sauvage) · Pline l'Ancien, Histoire naturelle, livre XI
Abaddon · Charactorium